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Le quotidien de la vie

Le quotidien de la vie

Concilier vie professionnelle de cadre, maternage proximal ou parentalité positive et agriculture biologique sur terrasse en ville.

12 pratiques que j’ai adoptées en espérant qu’elles contribueraient à changer le monde

Composter mes déchets ménagers

Je sais ce que vous allez dire : c’est facile quand on a un jardin. Oui et non. Oui parce que cela règle d’emblée la question « que vais-je faire de ce tas d’épluchures ? » Non parce que malgré tout il faut mettre les épluchures dans une boîte et ensuite vider régulièrement la boîte. J’ai commencé mon premier compost dans un appartement avec un seau bokashi. Je me posai la question de comment me défaire de ce qui s’était décomposé dedans et j’avais fini par me dire que je pouvais le jeter sous un bosquet du bois de Vincennes. D’après l’ADEME, 52% des déchets des Français seraient fermentescibles...

Utiliser du savon

Je sais ce que vous allez dire : tout le monde en utilise et c’est comme le nez de Cléopâtre s’il avait été plus long… sauf que je vous parle de savon en pain et de savon pour presque tout. Après avoir souffert longtemps de démangeaisons sur tout le corps soignées à grand coup de savon dermatologique et de lait adoucissant, j’ai tout bazardé et j’ai conservé uniquement du savon à l’huile d’amande douce ou du savon au lait d’ânesse et, pour quand ça gratte, de l’huile d’amande douce ou de l’huile de lin (comme pour la vinaigrette, eh ! oui). Pareil pour les cheveux : première étape avec la suppression de l’après-shampoing, puis suppression du shampoing liquide au profit d’un shampooing solide puis remplacement du shampoing solide spécifique par un savon de Marseille à tout faire. Conclusion au moment de partir en vacances : un seul savon pour tout et avec zéro emballage et l’eau juste nécessaire. Plus économique et plus écologique. No Poo !

Eteindre le wifi avant de dormir

Je sais ce que vous allez me dire : n’importe quoi. Peut-être. Mais peut-être pas. Ce qui est certain de toute façon, c’est que cela réduit la consommation d’électricité alors même si c’est une goutte d’eau, dans notre situation c’est toujours bon à prendre. Ensuite je trouve que je dors mieux quand le wifi est coupé. Et que les téléphones le sont aussi. J’aimerais ne plus avoir de wifi ni au bureau ni chez moi mais parfois il est difficile de résister à ce que l’on nomme « le progrès ».

Avoir seulement six produits d’entretien

Je sais ce que vous allez me dire : c’est beaucoup, déjà. Comptez chez vous, pour voir ? Moi j’en ai un pour la cuisine à base d’huiles essentielles. Un pour la salle de bain du même genre. Ils sont de la marque Etamine du Lys. Une marque bio fabriquée en France. Ils sont vendus dans des recharges super pratiques car ultra condensées et vraiment moins emballées. J’utilise également le produit vaisselle Etamine du Lys mais je suis en train de changer pour utiliser du savon noir. J’en suis donc à quatre… j’ai également de la lessive pour mon lave-linge. En poudre. Etamine du Lys également. J’utilise la même pour le noir ou les couleurs ou le blanc. L’emballage est en carton. Un baril de 4kg me dure un an avec un bébé… J’ajoute du bicarbonate de soude technique et des huiles essentielles : arbre à thé (pour purifier), lavandin (pour l’odeur). Cela fait cinq. Et avec les tablettes pour le lave-vaisselle, hautement chimique parce que celles que j’ai essayées du modèle bio ont surtout bouché les canalisations, j’en suis à six. Le produit de rinçage, c’est du vinaigre blanc. Qui sert aussi pour les toilettes. Et les vitres. Et le calcaire.

Acheter des vêtements d’occasion pour les enfants

Je sais ce que vous allez me dire : ça n’empêche pas qu’ils aient été fabriqués au Bangladesh. C’est vrai mais autant les utiliser au maximum. Les enfants grandissent si vite qu’ils n’ont pas l’occasion d’abimer les vêtements. En outre un enfant se salit si souvent qu’il faut pouvoir changer sans attendre (pourtant je suis plutôt du genre à l’emmener à la crèche avec une tâche de chocolat sur le plastron… Je parle plutôt d’accidents de régurgitation odorante ou de fuites). Donc il faut un bon petit stock en permanence. L’occasion est une belle opportunité. J’avais beaucoup apprécié une annonce sur ebay, à propos d’un pyjama petit bateau en éponge « bien servi mais mérite une seconde vie ». Il est rangé dans un carton en attente de sa troisième vie.

Choisir des couches écologiques

Je sais ce que vous allez me dire : écologiques mais jetables ! Moi je vous répondrais : jetables mais écologiques. Après de nombreux essais j’ai adopté les Naty. D’abord parce qu’on les trouve au Monoprix à côté de chez moi. Ensuite parce que ce sont celles qui m’ont le plus convaincue : elles ne sont pas blanchies au chlore, elles n’ont pas de parfum de synthèse, elles ne sont pas pleines de dessin faits à base d’encres avec des métaux lourds, elles ont une membrane externe en amidon de maïs compostable (sans obligation), et ce sont celles qui contiennent le moins de SAP (ce truc horrible qui absorbe le pipi et perturbe les hormones des petits enfants). Et puis pour tout vous avouer, j’ai aussi investi dans des couches lavables pour le week-end. Des Grovia (fabriquées en Chine, quelle angoisse tout de même…). Et puis j’ai mixé tout ça avec de l’hygiène naturel infantile, ce qui a aussi permis de réduire considérablement le nombre de couches. Depuis la rentrée de la crèche la semaine dernière, nous avons utilisé (et jeté) 16 couches (il a deux ans).

Acheter des légumes de saison

Je sais ce que vous allez me dire : tu mens ! Bon, ce n’est pas faux… J’achète 90% de légumes de saison et des avocats… c’est mal, je sais. Mais le fait de passer mon hiver à manger des bettes, des choux et du potiron cultivés à moins de 50 bornes de chez moi devrait compenser l’empreinte carbone des avocats de mon fils.

Arrêter de manger du saumon

Je sais ce que vous allez me dire : dilemme de riche. Oui et non. Quand j’avais sept ou huit ans et que ma mère voulait nous faire un vrai repas de fête, il y avait du saumon fumé. Maintenant on trouve du saumon fumé à la cantine, il est orange fluo et a un goût de surimi. Tout le monde mange du saumon, mais du mauvais et en grande quantité. Ces poissons sont élevés dans des conditions relativement similaires à celles du panga dans le registre des horreurs aquacoles et mes parents m’ont dit qu’en Norvège on voit partout de grands panneaux publicitaires déconseillant aux femmes enceintes de consommer du saumon. Autant que possible donc, je ne consomme plus de saumon d’élevage plein d’antibiotiques. Cette pratique dénature un ensemble marin important et risque de rendre malade beaucoup d’animaux et de personnes. On n’a pas besoin de manger du saumon tous les jours.

Ne pas boire de coca-cola

Je sais ce que vous allez me dire : t’as raison ça fait grossir. Aucun rapport… cette boisson est diététiquement très contestable et encore plus douteuse dans sa version allégée. Pourtant mes lecteurs amis de longue date m’en seront témoins, j’en ai bu des hectolitres étant étudiante. Dès le petit déjeuner parfois… avec une cigarette… la vie d’avant. Depuis j’ai vu deux reportages très sérieux sur la manière dont Coca-Cola détournait à son profit les nappes phréatiques de plusieurs pays dont la maigre législation l’y autorisait, réduisant les locaux à consommer son soda puisque l’eau s’était tari… il faut, parait-il, 2,5 litres d’eau pour fabriquer un litre de coca-cola. Regardez ça, ça donne le vertige.

Ne pas acheter d’aliments transformés

Je sais ce que vous allez me dire : non mais tu as le temps, toi… Non, je n’ai pas le temps. Je prends le temps. Au lieu de regarder la télé, au lieu de sortir boire des bières, au lieu de finir des romans… moi je fais le choix de passer plusieurs heures par semaine à préparer les repas, les gâteaux, le pain parfois. Les aliments les plus transformés qui peuplent mon placard sont des céréales de petit déjeuner sous forme de pétales (que je ne consomme pas personnellement), des pâtes alimentaires (parfois je les fais), de la polenta précuite, de la pâte à tartiner bio, des yaourts de brebis, du beurre, du fromage. Pour le reste, je transforme moi-même.

Réduire ma consommation de produits laitiers

Je sais ce que vous allez me dire : encore une victime de la mode anti lait de vache. Je n’ai jamais apprécié les produits laitiers sauf le fromage. Alors quand j’ai compris qu’en étant adulte je n’avais aucun intérêt nutritionnel à en consommer, j’ai vite arrêté. Je ne consomme presque plus de produits dérivés du lait de vache (du beurre en quantités raisonnables) et je ne mange plus que de fromage de brebis ou de chèvre. Mon mari et mon fils ne consomme plus du tout de lait de vache et ont nettement moins de problèmes d’allergie. C’est scientifique ? je n’en sais rien. Mais empiriquement ça fait ses preuves. Pourquoi j’espère que ça va changer le monde ? Parce qu’on n’a pas besoin d’autant de vaches sur terre vivant dans les conditions d’élevage dans lesquelles on les maintient...

Refuser de regarder des films de Walt Disney

Je sais ce que vous allez me dire : ça n'a aucun rapport ! Si, justement. Les films de Walt Disney véhiculent une image du monde faussée par le capitalisme américain, puritain et protestant dans lequel il y a le bien et le mal. Cette incarnation simpliste des relations humaines qui a conduit G. W. Bush a plongé le monde dans le chaos dans lequel il se trouve aujourd'hui contamine lentement l'Europe. Dans nos pays européens, nous avons depuis l'Antiquité cultivé des histoires complexes, des fables futées, des contes cruels permettant aux enfants d'apprendre vraiment que la vie n'est pas manichéenne.

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