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Le quotidien de la vie

Le quotidien de la vie

Concilier vie professionnelle de cadre, maternage proximal ou parentalité positive et agriculture biologique sur terrasse en ville.

Je ne suis pas contre les vaccins mais…

Je suis comme tout le monde, ou presque, et je me pose parfois des questions. Pour que ces questions se posent, il faut un élément déclencheur et dans le cas des vaccins, l’élément déclencheur a été multiple : une collègue étonnée que mon fils aîné soit vacciné contre la gastroentérite à rotavirus alors que je refuse de lui donner des antibiotiques, ma formidable sage-femme étonnée que je ne me pose pas de question alors que j’ai cherché au maximum une naissance naturelle pour mes deux enfants et que je les élève dans le maternage le plus proximal possible, la rupture de stock mondial de vaccin dit « BCG ».

 

Les vaccins, c’est la santé !

Jusque là, et encore aujourd’hui, j’étais et reste convaincue que les vaccinations sont une bonne chose car elles permettent d’enrayer des épidémies mortelles ou sinon dévastatrices… tous, dans nos cours d’histoire, avons appris que F. D. Roosevelt était cloué dans un fauteuil roulant par la poliomyélite. Nemesis, de Philip Roth, est un livre qui donne à voir sur la poliomyélite et franchement je ne souhaite pas remettre en cause le bienfondé de cette vaccination. La diphtérie, le tétanos sont des maladies atroces et tant mieux si l’on peut s’en protéger. Mais… mais le fait-on en conscience ? Je veux dire, le parent qui fait vacciner son enfant le fait-il par automatisme grégaire (c’est marqué dans le carnet de santé et de toute façon, on risque un signalement si on ne fait pas faire ceux qui sont obligatoires) ou bien le fait-il en connaissance de cause après avoir reçu une information sur les indications, contre-indications et risques associés à cette vaccination ?

La réponse est évidemment non dans la très grande majorité des cas. Et dès que l’on s’intéresse au sujet, que l’on veut en savoir plus, que l’on questionne son médecin, on est rapidement catalogué « Antivax ». Comme je trimballe mon fils dans une écharpe de portage et que je l’allaite sans limitation et reste incapable de dire à ma pédiatre combien de tétée il fait par jour, elle n’a pas tergiversé longtemps avant de me coller cette étiquette. Pourquoi ? Parce que j’ai eu le malheur de suggérer qu’étant donné que mon enfant est gardé à la maison jusqu’à ses six mois et qu’il est allaité exclusivement, il n’a pas de risque de contracter immédiatement certaines des maladies dont protègent les vaccins obligatoires ou très conseillés.

Comment tout cela a-t-il commencé ? A la fin du premier mois de mon deuxième fils, je l’ai emmené chez le pédiatre pour la visite de routine. Cette femme, par ailleurs extrêmement professionnelle, je tiens à le préciser, dont les consultations durent systématiquement trente minutes (en région parisienne, c’est vraiment rare), qui pose des questions précises et mène des examens poussés, m’a préparé une ordonnance de vaccins à acheter pour la visite du deuxième mois en m’expliquant qu’elle mettait « tout sauf le BCG qui n’est plus obligatoire puisqu’on est en rupture de stock.        

- Ah ? en rupture de stock ?

- Eh ! oui, donc on ne le fait que dans les zones sensibles comme l’Ile de France (pas vraiment le 92, quand même) et uniquement en PMI.

- Ah ? en PMI ?

- Oui parce qu’avec une dose telle que vendue en pharmacie, on peut effectuer dix injections. Un pédiatre de ville va se débarrasser du reste alors qu’en PMI, on organise des campagnes de vaccination. Donc je vous conseiller d’essayer d’obtenir un RV à la PMI pour demander ensuite lors d’un RV suivant à être inclus dans une campagne ultérieure.

-Ah.

- Bon et je vous mets aussi le rotavirus.

- C’est obligatoire ?

- Chère madame, c’est quand même dangereux, un enfant qui se déshydrate. Je ne pense pas que vous imaginiez ce que c’est quand son enfant est hospitalisé pour une gastro.

- Si, mon fils aîné l’a été quatre jours.

- Raison de plus pour faire ce vaccin, chère madame.

- Bah, non, il avait été vacciné.

- Oui, bon, alors c’était sans doute une autre souche de gastroentérite mais vous voyez bien que c’est utile.

- Bah, non.

- Bon, je vous le mets sur l’ordonnance et vous avez le temps d’y penser d’ici au mois prochain. »

Sur ces entrefaites, je reçois de la mairie de ma ville la bonne nouvelle que j’ai obtenu une place en crèche. Je demande donc comment faire avec cette histoire de BCG qui n’est plus administrable chez les pédiatres de ville et on me conseille de contacter la directrice de la crèche. Ce que je fais. Sa réponse est sous forme de « marque », un peu comme si vous demandiez à quelqu’un si un réfrigérateur est nécessaire et qu’on vous répondait « non, un frigo ça ira. » Bref, elle m’explique que le BCG n’est plus (ou pas, je n’ai toujours pas compris s’il l’a été un jour ou seulement conseillé) obligatoire et que vu l’âge de mon fils, au moment de son admission à la crèche il aura eu son « Infanrix » donc tout va bien. Infan quoi ? Je demande à Google et là je découvre le pot aux roses…

 

Mais les vaccins contre quoi en fait ?

En France et dans beaucoup de pays occidentaux, il existe un calendrier vaccinal qui prévoit de vacciner les populations à des âges précis (et régulièrement révisés) contre des maladies épidémiques ou pas. Ces vaccins sont, selon les pays, obligatoires, fortement conseillés ou proposés. En France, le seul vaccin obligatoire à ce jour (on est en octobre 2016), c’est le DTP ou vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Si vous ne les faîtes pas, vous risquez un signalement aux autorités sanitaires. Ensuite, viennent les vaccins recommandés pour tous : coqueluche, hépatite B, infections à Haemophilus influenza B, infections invasives à méningocoque du sérogroupe C, infections à pneumocoque, oreillons, rougeole, rubéole. Et ceux qui sont recommandés dans certains cas : grippe saisonnière, hépatite A, infection à papillomavirus humains (HPV), tuberculose, varicelle.

Donc si je ne fais pas vacciner mon enfant avec le DTP avant ses 18 mois, je suis hors-la-loi. Pour le reste, le médecin peut me faire d’amicales suggestions mais n’a en aucun cas le droit de me forcer la main. Il peut essayer de me convaincre et, à mon avis, c’est même là son travail, plutôt que de planter des aiguilles dans des cuisses de nourrissons. Convaincre du bienfondé de l’acte me paraît au moins aussi essentiel que l’acte en lui-même, parce que c’est en signant des ordonnances sans répondre aux questions des parents que les médecins fabriquent des personnes dubitatives. En n’écoutant pas mes doutes sur le vaccin contre la gastroentérite à rotavirus, la pédiatre a fait de moi un parent qui erre sur Google, lequel est littéralement pris d’assaut par les Antivax dont les arguments sont plus efficaces que ceux des pro vaccinations. Pourquoi ? parce que les pro vaccinations ne sont pas dans une situation d’avoir quoi que ce soit à prouver ni qui que ce soit à convaincre : les vaccins sont obligatoires et on entretient un tel flou autour que même ceux qui ne sont pas obligatoires passent pour !

Maintenant écoutez bien, le meilleur est à venir. Donc je suis obligée de faire vacciner mon enfant contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite et, honnêtement, ça ne me dérange pas. Pourtant, en lisant les feuilles de chou des antivax, je découvre que le vaccin DTP « seul » n’existe plus depuis belle lurette. Cela fait au moins 5 ans qu’on lui adjoint systématiquement d’autres « valences ». Les valences sont, en gros, si j’ai bien compris, les principes actifs des maladies injectées. Donc aujourd’hui on a deux fournisseurs de vaccins DTP : GlaxoSmithKline et Sanofi qui proposent chacun des vaccins dit tétra ou penta ou hexa-valents. Qui contiennent donc plus de trois valences. Le tétra c’est le DTP-Coqueluche (celui de mon enfance…). Dans le penta on a ajouté la valence contre l’haemophilus. Et dans l’hexa, la valence contre l’hépatite B. Depuis 2014, on ne trouve plus sur le marché français que des vaccins hexavalents (le fameux Infanrix Hexa) qui coût 5 fois plus cher que le tétra valents et surtout vaccine d’office contre 3 maladies obligatoires et 3 recommandées. On ne peut pas vraiment parlé de choix laissé aux parents en ce qui concerne les vaccins obligatoires et recommandés, dans ce cas…

Bon, je vois ça, je me dis, « aïe… » Heureusement mon fils aîné a été vacciné en 2013… donc à l’époque on devait trouver des vaccins tétra ou pentavalents. Prise d’un doute, à 23h45 un vendredi soir, je me rends dans sa chambre sur la pointe des pieds, ouvre un placard et récupère son carnet de santé. A la page des vaccins. Je découvre qu’il a été vacciné contre une palanquée de maladies dont la pédiatre de l’époque ne m’a jamais parlé… il a eu l’Infanrix Hexa. Mais aussi le Prévenar (ah… j’avoue, je n’avais pas vraiment lu l’ordonnance). Et surtout le fameux Rotarix qui n’a servi à rien (un autre type de gastro nous ayant conduit aux urgences et en hospitalisation pédiatrique 4 jours). En une seconde je réalise que la pédiatre ne m’a pas expliqué quels étaient les vaccins obligatoires ou recommandés, ne m’a pas parlé des différentes valences contenues dans des vaccins uniques, ne m’a pas questionnée sur des antécédents médicaux pour mon fils ou nous, ses parents, ne m’a pas exposé les signes devant m’alerter en cas de réaction aux différents vaccins. Elle m’a juste donné du doliprane, au cas où. Mais au cas où quoi ? Hein, au cas où quoi ??? Dans ma tête je pense (excusez-moi) « non mais quelle grosse p*** ».  Vous vous dites que j’en fais un peu trop… n’est-ce pas ?

 

Est-ce que je n’en fais pas un peu trop ?

Loin des descriptions des atroces effets secondaires provoquées sur de pauvres enfants qu’on trouve sur le web, ou des on-dit colportés de crèches en fêtes d’anniversaire, je vais juste vous copier ici un extrait des effets possibles listés dans la notice qui accompagne la dose d’Infanrix Hexa. Eh ! oui, c’est un médicament comme un autre après tout, on peut bien lire la notice sans passer pour un fou paranoïaque… allez, je vous colle même la notice avec sa liste à la Prévert où on trouve quand même dans au moins un cas sur dix perte d’appétit et fièvre supérieure à 38°C, dans moins d’un cas sur cent des vomissements et fièvre supérieure à 39,5°C, dans un cas sur cent une affection des voix respiratoires supérieures, dans un cas sur mille une augmentation des ganglions ou un œdème de Quincke… Juste pour rappel, quand la température du corps s’élève au-delà de 39,5°C on risque des « convulsions fébriles »…

Tout ça, c’est lié à quoi ? Un vaccin, c’est quand même une petite maladie qu’on vous inocule, non ? Donc même si je ne suis pas médecin, le b-a-ba que j’ai appris à l’école en histoire et en sciences de la vie et de la terre me permet de comprendre que, comment dire… il y a un risque d’être malade ? Mais un vaccin c’est une maladie… là, dans le cas de l’Infanrix Hexavalent, on vous inocule 6 maladies d’un coup. Et pas une petite rhinite des familles, non non non, on parle d’hépatite B, de poliomyléite, etc. donc même si les maladies sont désactivées (encore une fois je ne suis pas médecin donc je n’utilise probablement pas les bons termes), ça doit quand même faire un petit choc. Un petit choc d’autant plus grand que l’organisme auquel on l’administre a deux mois de vie ! Deux mois de vie… mon dieu, mon bébé a deux mois de vie (rappelez-vous : les trois premiers mois de vie sont souvent appelés quatrième trimestre de grossesse parce que l’enfant naît tellement immature qu’on ne peut pas vraiment dire que sont corps soit opérationnel avant ses trois mois), aucune défense immunitaire (encore que comme le mien est allaité, il bénéficie de tout ce que j’ai déjà attrapé, donc j’imagine que la réaction vaccinale peut être amoindrie) et on va lui inoculer tout ça. Et quand je dis « tout ça », je ne parle que des valences, pas du liquide dans lequel elles flottent.

Penchons-nous dans la notice sur le paragraphe « contenu de l’emballage et autres informations ». Qu’est-ce qu’on lit ? qu’il y a plein d’aluminium. Alors, je ne suis pas chimiste mais dans toutes les émissions pour nous dire pourquoi on a des cancers en veux-tu en voilà, on nous serine qu’il faut arrêter les déodorants au sel d’aluminium et là, bim, en injection intramusculaire ça ne pose pas de problème ? et le formaldéhyde (du formol, hein…), ce n’est pas gênant ?

GSK est quand même assez honnête pour lister les contre-indications à l’utilisation du vaccin Infanrix Hexa dans sa notice : par exemple en cas d’allergie au vaccin (donc si votre enfant réagit mal à la première injection, ne pas hésiter à refuser les suivantes puisque c’est le laboratoire qui le dit) ou au formaldéhyde ou à des antibiotiques présents dans le vaccin, la néomycine et la polymyxine. Comment ça des antibiotiques dans les vaccins ? oui, c’est pour protéger les vaccins de la contamination par des bactéries… on ne vous l’avait pas dit, ça non plus ?

Bref, je n’ai pas le sentiment d’en faire un peu trop puisque toutes ces informations sont disponibles sur la notice qui accompagne le vaccin. Tout un chacun peut (doit) donc en prendre connaissance AVANT de faire vacciner son enfant. Quand je pense qu’enceinte et allaitante je lis et relis la moindre notice de bain de bouche pour m’assurer de son inocuité et que je n’avais jamais pensé à lire la notice des vaccins… et je suis certaine de ne pas être la seule dans ce cas. Pourquoi ? Parce que les vaccins sont devenus une telle « banalité » et leur administration une telle « formalité » que le simple fait de lire la notice ou de poser des questions fait planer le doute sur vous…

 

Quand le doute plane…

Finalement, après toutes mes lectures et quelques discussions avec des personnes de confiance (une tante docteur en physique qui trouvait que quand même, six valences pour un nourrisson de deux mois c’était beaucoup, une belle-mère médecin qui trouvait que quand même, on aurait pu m’expliquer davantage les choses et me prévenir par exemple pour l’hépatite B qui est surtout une IST, une sage-femme qui me rappelait que l’allaitement protégeait mon bébé…), nous avons pris la décision (décision de couple, c’est important), de ne faire vacciner notre enfant que pour son entrée à la crèche, vers 5 mois puisque d’ici là il restait à la maison et était allaité et de ne pas faire le vaccin contre le rotavirus.

Je me suis donc rendue chez la pédiatre pour la visite du deuxième mois, sans les fameux vaccins. Elle récapitule notre dernier entretien, me pose deux ou trois questions, s’acharne à savoir combien de fois le bébé tête par jour « non mais combien ?

-          - Honnêtement je ne sais pas c’est à la demande.

-          - Oui mais vous avez une idée ?

-          - Non .

-          - Mais si, vous devez bien savoir quand même ?! »

Je n’en sais rien et je n’ai pas envie de lui répondre car la fois précédente quand j’ai répondu « douze fois par 24h », elle a failli tomber de sa chaise et m’a servi pendant un quart d’heure (oui, quinze longues minutes) un grand discours sur les risques associés à ce type d’allaitement (« vous allez être fatiguée, vous avez aussi un autre enfant dont vous devez vous occuper, vous allez avoir mal aux seins, votre lait va être trop épais pour votre enfant… » bref, l’allaitement c’est toujours un sujet qui décoiffe). Elle continue « bon alors on fait les vaccins aujourd’hui ? (en fait ce n’est pas vraiment une question…)

-          - Eh ! bien, c’est-à-dire que …

-          - Vous ne voulez pas les faire ? (cris d’orfraie)

-          - Si mais avec mon mari, on s’est dit qu’on les ferait fin décembre, avant l’entrée à la crèche. Là il reste à la maison et il est allaité donc on pense que ça ne pose pas de problème.

-          - Non mais attendez, là, c’est n’importe quoi. Vous être contre les vaccins, en fait. »

Très vite, au lieu d’écouter ce que je disais (oui on va le faire mais un peu plus tard), la pédiatre m’a accusée de ne pas vouloir faire vacciner mon enfant (forcément, comme il est allaité à la demande et que je le transporte dans une écharpe de portage, c’est cohérent). Donc de mettre sa santé dangereusement en péril. Mais aussi celle des autres personnes de la collectivité. Et donc d’adopter une posture irresponsable. « Avez-vous seulement idée de ce que fait la coqueluche à un nourrisson de deux mois ? c’est direct la réa néo-nat, dans ces cas là, et la mort ! » Comme je ne réponds rien, elle enchaîne « et s’il se passe quelque chose, vous viendrez dire que je ne vous ai pas bien prévenue donc moi je vais être claire avec vous, hein, si vous ne faites pas les vaccins, eh ! bien… je ne suis pas certaine de … non mais mettez-vous à ma place ! »

En gros, la pédiatre me dit que soit je fais les vaccins AUJOURD’HUI, y compris ceux qui ne sont pas obligatoires, soit elle ne suit plus aucun de mes deux enfants. Juste parce que j’ai dit que je ferai les vaccins dans trois mois (et l’aîné est vacciné tout comme il faut).

J’essaie de lui expliquer simplement que

  1. -          Je ne suis pas contre la vaccination
  2. -          J’ai besoin de prendre une décision éclairée dans la limite de ce que la loi, le calendrier vaccinale, les tours de passe-passe des laboratoires pharmaceutiques et ma conception de la vie me permettent
  3. -          J’ai regretté de ne pas avoir d’explication au moment des vaccinations de mon aîné pour découvrir incidemment ce qu’il en est et en nourrir une grande amertume

Et finalement c’est là qu’elle m’assène le coup de grâce : « non mais attendez, la médecine c’est une science complexe (traduction = vous ne pouvez pas comprendre donc ce n’est pas la peine de demander, circulez y’a rien à voir) et on ne va pas passer son temps en consultation à expliquer aux parents des vérités scientifiques. Les vaccins c’est les vaccins et puis c’est tout.

-          - Oui je comprends (non en fait je trouve scandaleux de dire ce genre de choses. C’est méprisant et, à mon avis, antidéontologique au regard des obligations de conseil du médecin) mais par exemple on ne m’a pas posé de questions sur les antécédents médicaux ? ou on ne m’a pas prévenue des risques de réactions allergiques.

-          - Non mais attendez madame, c’est comme pour le doliprane, y’a des gens allergiques et puis c’est tout. Je ne vais pas vous dire à chaque fois que je vous prescris du doliprane de faire attention au risque allergique quand même.

-          - Je comprends  (forcément si dans la tête des médecins, administrer un vaccin et prescrire du doliprane c’est la même chose, tout s’éclaire…) mais par exemple pour le rotavirus, il y a un risque d’invagination intestinale dont on ne m’a jamais parlé, et l’ANSM a même décidé de ne plus recommander ce vaccin puisque le rapport coût-bénéfice n’est pas prouvé. Donc là je ne vous parle pas d’une obscure publication des anti-vaccins quand même…

-         -  Non mais vous croyez vraiment qu’en faisant des consultations toute la journée on a le temps de lire toutes ces publications ? Et puis bon, l’ANSM dans le genre conservateur… De toute façon je n’ai pas envie de passer du temps à en parler avec vous parce que je vois que je ne vais pas vous convaincre. »

On a quand même fait la visite du deuxième mois, elle a quand même rempli le carnet de santé et m’a demandé, si je voulais continuer avec elle et faire les vaccins, de prendre RV sans tarder (du genre deux jours après) pour la première injection.

 

Le hasard et la nécessité

Le temps que j’en parle à mon mari, que je me motive, etc. l’agenda de la pédiatre était plein. J’ai donc pris RV avec le généraliste qui s’occupe aussi des enfants, suis allée acheter mes vaccins la mort dans l’âme et suis partie ce matin avec mon bébé en écharpe pour faire les injections.

Le généraliste ouvre le carnet de santé, constate que j’ai vu la pédiatre quatre jours avant et me demande pourquoi je n’ai pas fait les vaccins à ce moment-là. Je lui résume mon état d’esprit (j’avais des questions, je trouvais que c’était un peu tôt, je voulais attendre mais elle m’a dit c’est ça ou je ne vous suis plus). A ma grande surprise il me répond qu’on peut attendre un peu, qu’avant on faisait la vaccination plus tard et que ça ne gênait rien, il suggère même que je ne voulais peut-être pas le vaccin contre l’hépatite B (mais bon, on n’a pas le choix,  on est pris en otage par les labo qui veulent absolument nous refiler l’hexavalent, mais je vous comprends). Et il conclut que comme mon fils est allaité et reste à la maison, on n’est pas pressé. Il l’ausculte avant tout, constate qu’il a une petite rhinopharyngite et décide que c’est de toute façon un motif suffisant pour ne pas procéder à la vaccination. Il inscrit un mot dans le carnet de santé pour indiquer pourquoi il reporte la vaccination et me redonne un RV pour dans quinze jours. Dans quinze jours, le dernier trimestre de grossesse sera fini et l’organisme de mon fils probablement plus mature et résistant. C’est toujours ça de pris.

 

On récapitule

Un seul vaccin est obligatoire en France : diphtérie, tétanos, poliomyélite à administrer avant les 18 mois de l’enfant. Ce vaccin est impossible à trouver seul. Il contient également les valences pour la coqueluche, l’haemophilus, l’hépatite B.

Il existe des contre-indications aux vaccins : des antécédents médicaux familiaux, des allergies aux antibiotiques et au formaldéhyde mais aussi une infection, de la fièvre, etc.

Des réactions au vaccin sont fréquentes et doivent être décrites par le médecin afin que vous sachiez comment réagir. Il ne suffit pas toujours de donner du doliprane…

Aucun des pédiatres que j’ai vus ne m’a informée de ces éléments, n’a attiré mon attention sur des risques ou des contre-indications. Je vous invite à lire la notice des vaccins avant de faire procéder à l’injection et à poser au médecin toutes les questions que cela suscite en vous parce que c’est son travail de vous répondre.

 

 

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