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Le quotidien de la vie

Le quotidien de la vie

Concilier vie professionnelle de cadre, maternage proximal ou parentalité positive et agriculture biologique sur terrasse en ville.

Cinq choses que j’aime déjà dans ma vie californienne

Depuis presque un mois nous sommes devenus californiens. Comment ? Pourquoi ? je vous en parlerai plus tard et tout prendra son sens, comme dans un bon vieux film de Lelouche. Sans rentrer dans plus de détails sur cette nouvelle vie, je veux tout de suite partager les cinq choses que j’aime déjà dans ma vie californienne. Et je ne vous parlerai pas de la météo parce qu’il fait vraiment un temps breton…

 

Lire « Meter on » à l’entrée de  la freeway

La première fois que je me suis retrouvée sur ces autoroutes de l’angoisse avec ponts tournants en dévers, nid de poule, sorties qui croisent des entrées (les merges), dépassement par la droite et compagnie, j’ai cru que je ne reprendrai jamais le volant. Surtout la nuit ! Après quinze miles a ce régime, j’étais éblouie par les phares et j’avais les mains collées au volant de « Goldie », toutes moites. Mon mari a fait le trajet retour.

Pour autant il y a un truc génial, en période de pointe. C’est le « Meter On ». L’insertion sur autoroute est cadencée par un feu de signalisation et on a toute la voie pour accélérer et s’insérer (en faisant quand même attention aux véhicules qui utilisent la même voix pour la sortie, hein…)  Au début on se dit « ah ! ah ! non mais n’importe quoi… » et puis l’essayer, c’est l’adopter. A tel point que lorsque je circule hors périodes de pointe, je suis super déçue (« ah, mais non, va falloir s’insérer comme un cochon entre deux pick-up Silverado… »).

 

Manger des oranges tous les jours

Forcément, elles sont cultivées sur place. Elles sont même tellement locales qu’il y en a réellement a tous les coins de rue. Je veux dire que dans chaque jardin il y a un oranger qui croule sous les fruits, qui tombent sur le trottoir et pourrissent là. On voit même dans les déchets verts des branchages d’oranger avec des oranges dessus. Ces gens jettent des oranges !

Au marché d’Alum Rock, pas loin de chez moi, il y a un producteur (d’oranges, oui oui, je sais que c’est difficile à croire, elles ne viennent pas de Rungis) qui vend les Navel a $5 le kg. Enfin les 2 livres mais ça fait presque pareil. Sachant que les pommes de terre sont à $2 la livre en moyenne… c’est une affaire !

Alors autant dire qu’on ne se gêne pas pour manger des oranges tous les jours.

 

Parcourir la page « for sale / free » de Craigslist

Craigslist c’est « le bon coin » local. Avec une interface misérable qui fait passer « le bon coin » pour l’App du siècle. On y trouve de tout. Vraiment. Ma page préférée, pour faire des affaires mais aussi pour lire, juste lire, c’est la page de ce qui est gratuit. Les Californiens de la Baie de San Francisco donnent plein de trucs, gratuitement, en plus ou moins bon état. Des trucs parfois très surprenant. Par exemple on trouve toutes les 5 annonces une annonce pour de la « free dirt », le plus souvent il est précisé qu’elle est « clean ». Cette boue sert à combler les piscines (et débarrasser des entreprises qui creusent des trous ailleurs, j’imagine).

La liste peut être très poétique : un vieux rocking chair sans dossier, une poupée avec une demi jambe en moins, un vélo pour enfant qui mérite un coup de peinture… parfois ce sont des intérieurs entier (quelqu’un a dû mourir)… parfois des gens qui partent et ne peuvent pas tout emporter (des mugs de tout autour du monde et des magnets de frigo assortis… ces gens-là cherchaient aussi un toit pour Piggy,un cochon domestique avec deux sacs de nourriture. Ca m’a serré le cœur. J’ai pensé à mon chat qui avait trouvé deux nouvelles familles pour un cat-share…).

Ce soir B. va chercher deux étagères Billy Ikea en bon état. On peut vraiment trouver des trucs chouettes. Parfois les gens mettent une annonce pour lister ce qu’ils vont poser devant chez eux (on the curb) et préciser jusqu’à quand. Ensuite c’est first come, first served.

Je me suis dit « wahou ! belle solidarité et démarche de recyclage pour un peuple décrié pour son individualisme et son opposition au protocole de Kyoto… » Rassurez-vous il y a une explication économique à tout ça que j’ai découverte en voulant nettoyer notre « side yard » dans laquelle la proprio de la maison a laissé un tas de cochonnerie (vieux parquet, vieux BBQ, vieux emballages carton, ancienne porte de douche…). En fait l’enlèvement des déchets encombrants est payant ! alors on stocke sous son appentis et puis après on donne… ça fait des heureux.

 

Zoner au playground avec mes loulous

Moi qui trouvais déjà Bécon pourvu de belles aires de jeux, je fais ici des découvertes fantastiques ! Les aires de jeux sont comme les lits, king size, avec de multiples occupations. Des tintinnabules, des engrenages à faire tourner, des parois d’escalade, des échelles de corde, des toboggans géants, des balançoires en veux-tu en voilà (du coup les enfants ne se battent pas pour y aller puisque ce n’est pas exceptionnel). Le sol autour est vraiment mou alors c’est moins stressant pour la motricité libre. Et puis il y a des parasols, des fontaines à eaux, des tables de pique-nique et des toilettes. Tu peux emmener tes enfants sans te poser plein de questions.

Le marchand de glaces (il a un turban sikh) stationne quelques minutes sur le parking devant le playground (on est quand même au pays de la bagnole, c’est sûr). A 17h commence la leçon de Baseball. On voit tous les mômes arriver avec leur batte. Les parents tirent des petits chariots plein de je ne sais quoi.

Ces trois dernières semaines nous avons vu des aigles survoler la zone pratiquement à chacune de nos visites. Ils font jeu égal avec des canards, des pigeons et des mouettes.

 

Cuisiner avec mon Bréville

Entre autres cadeaux de bienvenue que mon cher B . m’avait préparés, il y avait un robot de cuisine. J’avais repéré un beau Cuisinart d’occasion sur Craigslist mais… raté ! B. est donc allé chez Macy’s downtown et nous a rapporté le plus formidable food processor qu’un cuisinier amateur tel que moi peut rêver d’utiliser. Il est plein de sécurités (la prise, les boutons, les ustensiles…) et possède des fonctionnalités pour moi inédites. Notamment la partie mandoline qui est réglable. Oui, vous avez bien lu : réglable. On peut faire des tranches de 1mm à 1cm. On peut aussi programmer la durée de pétrissage. On peut faire pause. On peut battre des œufs en neige (ici tout le monde s’en moque). Du coup je l’utilise tous les jours. Même plusieurs fois par jour. Quand nous devrons repartir, dans cinq ans, il traversera l’Atlantique avec nous, c’est certain.

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Cécile 28/04/2017 08:52

Welcome in America...
:)