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Le quotidien de la vie

Le quotidien de la vie

Concilier vie professionnelle de cadre, maternage proximal ou parentalité positive et agriculture biologique sur terrasse en ville.

Business blues : ce qu'être femme au foyer veut dire

Première journée sans enfant depuis près de onze mois. Première journée de douze heures consécutives… sans aucun enfant. Ni mari d’ailleurs, ni parents. Première journée pour moi.

 

Depuis que j’ai reçu mon permis de travail, je me suis remise en selle pour chercher un emploi. Aux Etats-Unis et particulièrement en Californie, plus encore qu’en France, on entend sans cesse parler de “life balance”. Les entreprises qui se disputent les talents de la Silicon Valley sont régulièrement évaluées par leurs employés, par le biais des palmarès Great Place To Work Companies ou Working Mothers… les commentaires parfois acerbes ou trop enthousiastes laissés sur GlassDoor ou Indeed par des salaries heureux ou malmenés font ainsi la part belle à cette préoccupation : “life balance”. Lorsque je vais à mon cours de yoga en plein air, le dimanche matin, sur la pelouse ombragée des arbres qui abritent le farmers’ market local, ma chère Kat et ses yogis me répètent sans cesse à quel point le “life balance” est essentiel. Derrière ces termes, on veut nous dire que le travail n’est pas tout et qu’il est crucial d’avoir aussi du temps privé, du temps pour soi. En France aussi on entend cela mais un peu moins. Cela tient probablement à la répartition des temps de travail des deux côtés de l’Atlantique : dans les 250 jours travaillés aux USA contre 210 en moyenne en France. Mais des journées françaises plus productives et une dilution des tâches plus importante en Amérique.

 

J’écoute tout cela et je me dis : oui, c’est vrai, il est essentiel pour ne pas risquer le burn out, le bore out ou le brown out, de savoir fermer la porte du bureau et de se concentrer sur sa vie privée. Je le ressens chaque jour depuis six mois. Je me dis “il me faut vraiment un répit, il me faut un peu de temps libre, un peu de temps pour me vider la tête et recharger mes batteries.” Mon employeur s’en moque. Mon comité de direction se compose de deux membres permanents très exigeants. Le premier, quatre ans la semaine prochaine, est très à cheval sur les préparations culinaires, les activités de bricolage l’après-midi et mon style de conduite pour l’emmener à l’école. Le deuxième, un an le mois prochain, fait preuve d’une voracité qui nécessite une surveillance de tous les instants car tout y passe : barquette alimentaire en polystyrène, poils d’opossum, papier journal… il y a bien un médiateur mais qui pratique difficilement le “life balance” pour rester de longues heures au bureau loin du tohu bohu de notre entreprise familiale. Car vous l’aurez bien compris, je suis devenue “femme au foyer”. Et j’ai beaucoup de choses à dire à ce propos : comme Simone je m’interroge “naît-on femme au foyer ou peut-on le devenir ?” Et puis comme les salariés je me demande “puis-je mieux gérer mes horaires pour un meilleur “life balance” ?” enfin je clame bien haut “je n’ai jamais autant travaille pour un salaire aussi misérable avec une si faible reconnaissance et une telle insatisfaction personnelle.” Mum at home, comme on dit ici, est un challenge de tous les jours, de toutes les minutes, le plus difficile de ma vie personnelle et professionnelle et j’aimerais vous montrer pourquoi.

 

Femme au foyer par hasard

14 ans, pour me donner un style et une contenance, je fumai ma première cigarette en feuilletant “20 ans magazine”. J’étais tombée en amour devant cet article consacré à notre chère Simone. Dans un chapeau en contre-sens de la pensée féministe, la journaliste interpellait ainsi la lectrice (je cite de mémoire…) or comme le disait Mamie Beauvoir on ne nait pas femme, on le devient. Cours de rattrapage pour les nulles. La suite de l’article portait sûrement sur les techniques de maquillage mais il m’a surtout poussée à lire la quasi intégralité de l’œuvre du Castor… Bref, je pose la même question à mon tour : naît-on femme au foyer ? ou le devient-on ? Ne me parlez pas d’Elisabeth Badinter et d’instinct maternel. Il n’est question ni d’amour ni d’attachement. Il est question de compétences et d’ambitions personnelles.

 

Rien, je dis bien rien, ne me prédestinait à être femme au foyer. Mes grands-mères travaillaient, ma mère travaillait, ma sœur travaille, mes amies travaillent. Je suis un fervent défenseur du travail des femmes, de la reconnaissance de leurs exceptionnelles compétences et dans ma courte carrière je n’ai eu de cesse de me battre pour un poste intéressant à un salaire masculin. Et je peux dire que j’étais parvenue à cela. Travaillant beaucoup, c’est-à-dire de manière soutenue à l’intérieur d’une plage horaire peu souple (9h30-18h) et bénéficiant d’un temps de transport très réduit, je parvenais aussi à passer beaucoup de temps avec mon premier enfant. Du temps de qualité. Après mes deux mois et demi de conge maternité prolongés par un congé parental de trois mois, j’étais retournée travailler à la fois angoissée et heureuse. Deux années ont passé et une nouvelle grossesse, souhaitée, attendue, est arrivée. Comme la première elle a été chaotique et a nécessité un arrêt à partir du cinquième mois. Et depuis cette date, depuis le 15 avril 2016, je n’ai plus travaillé. Dans une entreprise. Au début il devait y avoir un arrêt, puis un congé maternité, puis un petit congé parental puis une reprise à quatre cinquièmes. Et puis la crèche a brûlé (on ne rigole pas… c’était même dans Le Parisien) et on m’a suggéré à la mairie de prolonger mon congé (eh ! oui, nous vivons dans ce monde-là). Et puis mon mari s’est vu proposer une belle opportunité professionnelle en Californie et nous avons dû déménager. Et puis j’ai dû demander un permis de travail américain. Et puis j’ai dû réaliser que le système de prise en charge des petits enfants aux Etats-Unis était vraiment sans rapport avec les structures formidables dont nous bénéficions en France (même avec une crèche incandescente) : rien de publique avant 5 ans, et avant 2 ans rien à moins de 1500 dollars mensuels… Comme dans un premier temps nous n’avons qu’un salaire pour vivre dans un Etat ultra taxé et ultra cher (on en reparlera, de ça), nous avons choisi de ne mettre le grand à l’école (privée) qu’à mi-temps. Le petit restant avec moi toute la journée. Le petit aura une place en crèche privée sept mois après notre emménagement, le grand ira à l’école toute la journée et je pourrai travailler. Travailler pour payer l’école et la crèche. La plupart des gens me diront “c’est ridicule, si ton travail ne sert qu’à payer la garde des enfants, reste avec eux.” Mais ces gens-là n’ont jamais expérimenté la vie de mum@home…

 

 

Life balance

Le matin je me lève à 5h45 pour essayer de faire en sorte que tout soit prêt avant le lever de mon comité de direction. Parfois je parviens même à bénéficier de 15 à 20 minutes de solitude vraie, qui me permet de faire une séance de yoga au calme, ou de regarder l’écureuil voler des embryons de pèches dans le jardin. Dans le meilleur des cas, mon board débarque à 6h35, les coquillettes de Numéro Un sont sur la table avec une bonne couche de parmesan et la banane de Numéro Deux l’attend dans son bol en bois. Je me suis préparé un litre de the noir. Un jour sur trois, tout le monde se lève de bonne humeur et la matinée s’enchaine bien. Nourrir des enfants, laver des dents, passer des vêtements, harnacher des sièges autos, partir pour l’école, rouler 8 miles aller et 8 miles retour, faire les courses, le ménage et des tâches administratives, s’occuper d’un bébé, préparer le repas, retourner à l’école (8 miles aller, 8 miles retour), déjeuner, faire des activités, aller à l’aire de jeux, préparer le diner, diner, coucher des enfants, ranger. Il est 21h et on peut souffler un peu (pas plus).

Toute la journée j’ai vécu avec des enfants. Je les ai eus dans les bras et sur le dos. Je leur ai parlé, ils m’ont répondu mais on n’a pas réellement conversé. On a fabriqué des Tour Eiffel en mosaïque de papier glace récupéré des prospectus publicitaires qu’on trouve quotidiennement dans notre boite aux lettres. On a joué au foot en regardant les aigles survoler la pelouse du playground. On s’est fâché pour se laver les dents, pour se laver les mains, pour aller aux toilettes, pour prendre le bain. Le grand m’a frappée et j’ai crié sur lui. Le petit a pleuré en rongeant sa main parce que ses dents le taraudent et je n’ai pas retrouvé les antidouleurs. J’ai lu trois histoires de chevaliers, chanté quatre chansons sans âge (Cadet Rousselle, Nous n’irons plus au bois, le Roi Dagobert, Malbrough s’en va-t’en guerre) et pendant ce temps-là mon esprit vagabondait ailleurs : dans mes souvenirs de boulot, dans les articles que j’allais écrire pour mon blog, dans ma to do list avant de partir en vacances. Lorsque je referme la porte de leur chambre en les laissant quelques heures endormis je pense à la poubelle qu’il faut sortir, au linge qu’il faut plier, à la nourriture qu’il faut ranger. 

Lorsque vient l’heure de se coucher, je revois dans ma tête les activités de ma journée. De l’organisation, du rangement, de la gestion de conflit, de la popote. Je n’ai pas lu le journal, je n’ai pas regardé de film, je n’ai pas papoté avec un adulte. Mes jours sont invariablement les mêmes. Ils sont rythmés, cadencés, identiques. C’est les trois huit, les temps modernes… je suis l’ouvrier consciencieux de la famille qui fait tourner la boutique, toujours dans le même sens. Je ne lève pas les yeux du guidon. Si j’ai mal au dos, je continue. Si j’ai attrapé un rhume, je continue. Si j’en ai marre, je continue. Je ne peux pas être en congé maladie de ma famille. Je ne peux pas mettre leur vie sur pause. De toute façon je n’ai pas d’autre horizon… toute ma vie est consacrée au bon déroulement de la leur. Pas de ‘life balance”, ce concept confortable qui n’a visiblement été inventé que pour des gens qui perçoivent un salaire en échange de leur travail, pas pour nous, les mum@home.

 

Huis clos

Toute la journée, tous les jours, toute la semaine je vis avec mes enfants et parfois mon mari. Ce qui était une situation parfois difficile lorsque nous habitions en France s’est transformé en huis clos souvent infernal. Etre “au foyer” ne veut pas toujours dire être seule. Lorsque les enfants sont scolarisés et que les tâches ménagères peuvent être réalisées dans une tranquillité relative, qu’on peut s’octroyer, les matins de déprime, un café au PMU du coin avec une autre maman, que l’on peut appeler les grands parents pour avoir l’occasion d’aller chez le coiffeur et de retrouver forme humaine, qu’on a accès à des baby sitters pour, parfois, diner entre adultes, alors oui, on peut supporter ce dévouement que demande la vie “au foyer”.

Lorsque l’on est seul face à soi-même, face à ses enfants, à sa maison c’est une toute autre histoire. C’est le huis clos par excellence. On cherche pour se ressourcer une solitude inexistante, inaccessible. On voudrait s’échapper mais on ne peut pas laisser ses enfants (en Californie on peut meme avoir une amende si on laisse son gamin dans sa voiture le temps de glisser une lettre dans la boite posée sur le trottoir). On fait du mieux que l’on peut mais ce n’est jamais assez. Les enfants sont ingrats, c’est comme ça. Quand ils sont son seul public, sa seule relation, quand on n’existe que dans leurs yeux, on a vite fait d’épuiser ses ressources d’énergie, de volonté et d’autosatisfaction.

On est frustré, on leur en veut. De ne plus avoir d’existence propre. De ne plus compter. D’avoir l’impression qu’on pourrait disparaitre sans que cela inquiète qui que ce soit.

 

Permanence de l’échec

Lorsque je travaillais, je consacrais moins de temps à mes enfants qu’aujourd’hui. Mais je leur consacrais du meilleur temps. Du temps de meilleur qualité. Je n’avais pas à les occuper pour passer le temps. Je m’occupais d’eux par plaisir, pour partager, pour apprendre. J’étais émerveillée et pleine de bienveillance. J’étais pleine d’énergie parce que mes succès personnels au plan professionnel (mon “life balance” à moi) me dopaient. Aujourd’hui je ne m’occupe que de mes enfants et j’ai le sentiment perpétuel de mal m’occuper d’eux. De crier trop. De ne pas être assez patiente. De ne plus avoir envie. De leur en vouloir. De quoi ? de m’accaparer toute entière, de ne pas me laisser le temps de vivre ma vie à moi qui ne peut pas se résumer à la leur. De telle sorte que mon seul horizon actuel est un échec d’éducation. La seule chose dont j’ai la charge aujourd’hui, je la rate.

Alors oui, je pense que les femmes au foyer peuvent faire un vrai burn out parce que la pression qui nous broie est aussi forte que la solitude qui nous noie. Dans cet océan de frustration personnelle et parentale (de quoi se plaint-on ? ce serait, parait-il, une vie confortable que de ne pas aller travailler…), il faut de l’énergie et de la volonté pour ne pas baisser les bras. Dans ce contexte, continuer à développer une éducation bienveillante est un effort de tous les jours. Résister à l’appel de la télévision aussi.

Comme il est simple de rester calme lorsque l’on ne s’occupe de ses enfants que quelques heures par jour : parce que son mari peut emmener les enfants à l’école, parce que l’école dure toute la journée, parce que les grands-parents prennent le relai quand on a une angine, parce que la cousine peut inviter les enfants pour le gouter et nous laisser un tout petit répit. Comme on est calme quand on est reposé parce que le grand va dormir ailleurs une nuit et que nous n’avons que le petit à dorloter.

Comme on est optimiste et enthousiaste quand on peut recharger ses propres batteries : en prenant un thé avec une amie, en appelant un copain, en lisant un livre.

 

Merci et bravo

Je sais que je travaillerai à nouveau bientôt et hormis la reconnaissance sociale et la satisfaction personnelle que cela me procurera, je sais que cela sera aussi le meilleur moyen, pour moi, de repartir sur de bonnes bases avec mes enfants. Mais je ne pourrai pas oublier cette période très difficile de ma vie. La femme au foyer est une sous-catégorie sociale de sans emploi mais qui doit être heureuse puisqu’elle n’a pas à se lever pour travailler et peut passer tout son temps avec ses enfants sans avoir à gagner d’argent. Personne ne peut imaginer l’épuisement physique et emotionnel que cette situation peut engendrer. Le nombre et la difficulté des tâches ménagères, inlassablement répétitives, le manque de considération, le mépris de la société et l’obligation d’avoir l’air heureuse en font, pour les moins préparées d’entre nous, une indicible prison domestique. Oui il y a des femmes qui choisissent de rester à la maison et de s’occuper de leurs enfants et cela leur convient car leur “life balance” est ainsi programmé. Mais il y a aussi malheureusement beaucoup de femmes qui subissent cette situation : quand faire garder un enfant coûte plus cher que travailler, quand aucune solution de garde n’existe. Et c’est la double peine  : une fois les enfants grands il faudra retourner travailler et que dira-t-on à ces femmes ? qu’elles n’ont plus de compétences au gout du jour ? qu’elles ne savent pas travailler ? Alors que la majorité d’entre elles, enfin d’entre nous… sont probablement beaucoup mieux organisées, beaucoup plus résistantes, beaucoup plus performantes que les collaborateurs traditionnels des entreprises. Elles n’ont pas pris de pause clope, d’arrêt maladie ni de RTT depuis dix ans… elles savent gérer trois agendas d’enfants (optimisation de la tournée de récupération scolaire, horaires différents, taxi pour le cours de danse, révision du contrôle sur table pour la table de 9, récitation du poème en anglais), administrer un intérieur (tuilage des tâches ménagères, juste à temps pour le lavage du linge en zéro stock, zéro défaut, restriction du budget alimentaire), résoudre des conflits. Mais rien ne les valorise à nos yeux tant élever des enfants et tenir une maison semblent à la portée de tout un chacun. Tant cela semble facile, reposant, idyllique.

 

Maintenant que j’ai habité cet état particulier, je veux dire deux choses à toutes ces femmes qui ont choisi ou non leur foyeritude : d’abord bravo, quelle performance ! et merci, parce que finalement, élever des enfants, en faire des gens bien, c’est la mission la plus difficile, la plus exigeante et la plus essentielle qu’un adulte peut se voir confier. Vous pouvez construire des fusées pour aller sur la lune, fabriquer des voitures électriques pour sauver la planète, développer des logiciels pour gagner de l’argent : si personne ne fait grandir les enfants, leur fabriquer un monde, quel qu’il soit, n’aura pas de sens. Alors oui, un tout petit peu de reconnaissance pour les femmes qui s’y collent me semble la moindre des choses. Et puis, toutes femmes au foyer que vous êtes, sachez que vous avez le courage, l’énergie, l’endurance qui font défaut à beaucoup de gens que j’ai croisés dans ma vie professionnelle. Vous êtes fortes et ce que vous faites est important.

 

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Lily 26/09/2017 14:53

Très beau texte, je me reconnais un peu dans tes lignes! Je vis aux US aussi et au début, j'avais de la culpabilité à dire que nos deux jeunes enfants sont scolarisés (ils ont moins de 5 ans) alors je ne n'avais pas de travail au sens classique du terme. Puis j'ai réalisé que j'étais une meilleure maman du fait de ne pas passer mes journées avec eux et ça va beaucoup mieux (sans compter le fait que c'est aussi difficile d'élever des jeunes enfants loin du réseau de support qu'on pourrait avoir en France).

J'écoute pas mal de podcasts quand je m'occupe de la maison, ça me permet de m'occuper la tête avec des considérations beaucoup plus adultes... Est-ce que tu as rejoint un groupes de mamans américaines? Ca permet de sortir un peu en semaine et de voir d'autres adultes (en plus d'être une plongée culturelle!). J'espère que tu retrouveras un boulot très vite (et que ton Numéro deux te laissera le temps de chercher!)

A 26/09/2017 18:40

Merci pour ton commentaire. J'ai écrit ce billet il y a deux mois et je ne le poste qu'aujourd'hui parce que ma situation est beaucoup plus tranquille... mon grand va à l'école toute la journée et je pense retravailler bientôt. Je suis dans un réseau de mamans, je commence à avoir des copines et mon mari s'implique beaucoup. Pas ou plus de problème donc. Mais je voulais partager tout cela avec le vaste monde pour dire à quel point c'est difficile et encourager toutes les femmes qui sont dans une situation non vraiment choisie de foyeritude, particulièrement quand celle-ci est doublée d'isolement géographique et de solitude. Nous avons besoin d'encouragements.
Je pense aussi qu'il est important de dire qu'en France, pays dont nous venons, les politiques familiales sont beaucoup plus actives et les gardes plus accessibles. Ca, c'est pour ceux qui se plaignent toujours de leur pays... ;-)