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Le quotidien de la vie

Concilier vie professionnelle de cadre, maternage proximal ou parentalité positive et agriculture biologique sur terrasse en ville.

ébaudi ou ébaubi ?

20070910Dico.jpgRécemment je lisais dans Marianne un article reprenant l'adjectif ébaudi. Je me suis dit en moi-même, hmm encore une erreur de langage, facile et convenue, comme infractus à la place d'infarctus. En effet j'étais sûre que le terme juste était ébaubi. Terme que j'avais pour la première fois rencontré en 1996 dans un dessin de Plantu paru à la Une du Monde montrant un homme sur une piste de cirque, entouré des grilles censées protéger lepublic des fauves et flanqué d'un monsieur Royal annonçant laconiquement "mesdames et messieurs, devant vos yeux ébaubis, cet homme va manger un steak." Rappelez-vous, 1996, la vache folle...
Forte de cette conviction, je me décide ce matin à vérifier dans un dictionnaire de référence la véracité de cette position. Et, grande surprise, c'est bien le cas de le dire, les deux termes existent et sont voisins  ! Un peu comme de concert et de conserve.

Voici les définitions proposées par l'ATILF, sachant que je n'ai pas trouvé d'entrée directe pour ébaudi et me suis reportée à l'infinitif "ébaudir". Vous trouverez toutefois ébaudi en synonyme à l'entrée "ahuri". Je vous invite à consulter l'ATILF pour les exemples d'usage.

ÉBAUBI, IE, part. passé et adj.
I. Part. passé de ébaubir*.
II. Emploi adj., fam. [Souvent en emploi attributif après être, laisser, demeurer, rester] Frappé de surprise au point de bégayer, de ne plus pouvoir s'exprimer.

ÉBAUDIR, verbe.
Vieux
A. Emploi trans. Mettre en allégresse, divertir, égayer. Il nous a ébaudis avec son récit extravagant (Ac. 1932).
B. Emploi pronom. réfl. S'égayer, se réjouir. La joie calme où s'ébaudissait mon âme. (BAUDEL., Poèmes prose, 1867, p. 79). Tout ce monde-là (...) ne demandait qu'à s'ébaudir, rigoler et chanter avec l'entrain canaille d'une flotte de canotiers de la Seine (A. DAUDET, Nabab, 1877, p. 213, 214).
Rem. 1. On rencontre surtout l'emploi pronom. 2. L'orth. arch. s'esbaudir est parfois empl. avec une valeur d'affectation ou d'ironie plus ou moins plaisante.
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T
Et tant qu'on est à s'intéresser au français, c'est "Monsieur Loyal", comme dans "Anselme-Pierre Loyal", cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Monsieur_Loyalet pas "Monsieur Royal" qui lui signifie (signifiait) "petit flan au caramel qui est plus rigolo à démouler depuis qu'on l'a muni d'une languette".
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A
Bien évidemment il fallait lire "M. Loyal" et non "M. Royal". Parlons d'un lapsus de frappe et espérons qu'il ne soit en rien révélateur de mon appétit féroce pour le flan.
K
c'est un mot désuet charmant à l'oreille.
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P
helloeh bobby, je prends les deux .bonne soirée
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