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Le quotidien de la vie

Concilier vie professionnelle de cadre, maternage proximal ou parentalité positive et agriculture biologique sur terrasse en ville.

Le musée de l'homme

20080113MuseeDeLHomme.jpgle fabuleux déclin de l'empire masculin.

C'est le sous-titre du fabuleux auto-portrait auto-critique auto-satisfecit  de David Abiker. Jusqu'à ce que j'en parle fièrement vendredi soir au trente ans de T., je  ne savais pas réellement qui était David Abiker. Sauf à avoir entendu son nom le matin même sur les ondes de France Info "tout de suite la chronique de David Abiker, il est 7h23 sur France Info". Avez-vous remarquer  que tout d'un coup on entend parler de ce dont on n'avait pas connaissance jusqu'à ce qu'on le découvre ! pas clair ? quand ça vous arrivera, vous comprendrez... 
Bref, lors des trente ans de T., devant un parterre de bobos métrosexuels  informaticiens ou traders, je déballe ma camelote "musée de l'homme, auto-critique, place de l'homme dans la cellelule familiale, indépendance dans la réalisation des tâches ménagères les plus élémentaires, maronsui's, David Abiker" quand V. me lance "mais si ! le gars de Arrêt sur Image !" Eh ! bien elle avait raison : David Abiker, vous savez, le gars de arrêt sur image, qui ne parlait pas beaucoup mais faisait mouche dès qu'il ouvrait la bouche, celui avec la tête de Manoukian dans la nouvelle star, en bien moins poupin, avec des lunettes massives et rectangulaires. C'est ça, c'est lui.

Eh ! bien, cet homme, là, il a écrit un truc formidable et perspicace que toute executive corporate working girl de notre époque qui gagne au moins autant que son pacsé / compagnon / mari doit lire. Ou a lu.

Morceaux choisis

"plus quinze pour cent d'augmentation, c'est énorme ! j'ai calculé à la vitesse d'un Pentium Inside. LA réalité s'est vite imposée. C'était quasi historique, en ce mardi de l'an de grâce 2005, la mère de mes enfants, évaluée à l'aune des standards anglo-saxons de performance individuelle en vigueur dans un monde ouvert, ma femme donc, s'apprêtait le mois prochain à gagner plus d'argent que moi. En net imposable.
Ca a faili m'angoisser.
"

"en fait, ma femme c'est quelqu'un, aurait écrit Raymond Devos.
Ma femme a le sens de l'orientation contrairement à moi et à une idée répandue. Ma femme conserve la garantie du four et du réfrigérateur achetés chez Darty. Ma femme fait le nécessaire pour qu'on garde encore des amis quand je ne les rappelle jamais. Ma femme décore le sapin. Ma femme fait du roller, ma femme est championne de ski. Ma femme pense au développement durable et a compris que recyclable ça ne pourrit pas et que putrescible ça ne se recycle pas.
"

"comme beaucoup d'hommes qui ont décidé de faire leur adaptation, j'ai encore ce sentiment d'avoir fait bien plus que ce que j'ai à faire quand je participe aux tâches ménagères. Comme si quand c'était moi qui étandais la lessive, ça comptait triple, comme au scrabble."

Je vous conseille particulièrement le chapitre sur l'abandon de souveraineté.
A lire à votre pacsé / compagnon / mari quand il rechigne à
- se brosser les dents
- arrêter de fumer
- descendre la poubelle

Et puis aussi ça : c'est gratuit et ça se lit très bien avec un maronsui's Clément Faugier.


Crédits : Le Musée de l'homme, le fabuleux destin de l'empire masculin de D. Abiker, Folio

 

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