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Le quotidien de la vie

Le quotidien de la vie

Concilier vie professionnelle de cadre, maternage proximal ou parentalité positive et agriculture biologique sur terrasse en ville.

5 bonnes excuses pour regarder un film d'espionnage cet hiver

Dans la lignée de mon billet revendiquant l'existence du film de sous-marin comme genre cinématographique à part entière, j'embraye sans hésitation sur les films d'espionnage. Les vrais.

Ici je ne vous parlerai pas de James Bond (quoi qu'il y ait beaucoup de choses à dire, évidemment, mais d'autres le font nécessairement mieux que moi) ni de ses avatars plus ou moins humoristiques tel qu'Austin Power ou Mr & Mrs Smith ou OSS117, ni de ceux plus ou moins musclés comme Jason Bourne. Non, moi je veux vous parler des films d'espionnage à vocation plutôt réaliste, qui donnent à voir comment fonctionne la machine mais aussi comment elle se grippe.

 

1. Comme le film de sous-marin, le film d'espionnage s'inscrit dans un contexte historique international

Une fois qu'on a dit ça, on pense qu'on a tout dit et que les films d'espionnage se limitent à l'histoire de la guerre froide. C'est un jugement un peu hâtif fortement influencé par l'épopée bondienne et qui peut se justifier au vu du panorama des films existants. Le meilleur exemple est certainement L'Etau (d'Alfred Hitchock) car l'action du film se déroule en pleine crise des missiles de Cuba, à Cuba. Il regroupe tous les ingrédients : exfiltration d'un agent soviétique, mission sur le terrain et sous couverture, passage à l'ennemi, etc. Plus récent, The Good Sheperd (avec Matt Damon et Angelina Joli) qui nous raconte l'histoire de la création de la CIA en pleine guerre froide.Ou encore Confessions of a Dangerous Mind (de GeorgeClooney, avec  Sam Rockwell et Drew Barrymore) qui montre comment un animateur montant d'une chaîne de télé américaine, inventeur du Gong Show dans les années 1970, a été recruté et utilisé par la CIA pour mener à bien des missions de l'autre côté du Mur.Ce qui est amusant dans ce film, c'est que l'action se passe des deux côtés du rideau de fer. D'autres, comme L'Affaire Farewell (de Christian Carion, avec Emir Kusturica et Guillaume Canet) qui se passe en URSS, n'en montrent qu'un seul. Il semble d'ailleurs que la plupart des films de ce type qui se passent à l'Est sont systématiquement agrémentés d'un solide manteau neigeux contribuant grandement à une impression de lenteur et d'angoisse.

Pour autant, certains scénaristes s'aventurent sur d'autres pistes : dans Munich (de Steven Spielberg), qui raconte les véritables mais dramatiques péripéties d'agent du Mossad en quête de la vengeance de l'assassinat de leurs athlètes aux JO de 1972, on découvre un univers très différent, qui mêle la pègre et les services secrets de tout bord.

 

 

2. Le film d'espionnage nous fait fantasmer sur le fonctionnement de la machine

Si la fin de The Good Sheperd laisse planer un doute énorme sur le bienfondé des actions des agences d'espionnage (depuis le suicide d'un soviétique captif drogué au LSD pour lui faire avouer qu'il n'est pas lui alors qu'il est bien lui - on ne le comprend qu'à la fin, jusqu'aux manigances dont le fils du héros est victime), c'est, à mon sens dans un film tel que Les trois Jours du Condor (de Sidney Pollack, avec Robert Redforf) qu'on saisit le mieux la situation. L'agence joue contre l'agence !

 

3. Le film d'espionnage, c'est toujours des ficelles énormes qui, la plupart du temps, ont fait leur preuves dans la vraie vie.

Spy Game constitue, à ce titre, un excellent manuel d'apprentissage pour qui veut comprendre comment monter une opération sur le terrain. En plus d'un scénario rythmé, Tnoy Scott nous offre un vrai clin d'oeil avec un Robert Redford vieillissant apprenant les ficelles du métier à Brad Pitt. Dans Argo (de et avec Ben Affleck) sorti très récemment, on nous dépeint efficacement une opération d'exfiltration où à peu près tout, sauf la course poursuite finale à l'aéroport, est fidèlement inspirée de faits réels.On retrouve cela dans Munich qui relate très précisément la préparation des attentats, leurs failles, leurs échec (du téléphone qui explose à la pompe à vélo tueuse, les gadgets sont inouis, les couvertures hallucinantes ou inexistantes...). Bref, plus le scénario nous paraît improbable, plus il a de chance d'être finalement très réel.

 

4. Le film d'espionnage n'est pas un film d'action

Mieux vaut commencer par l'exception qui confirme la règle, oui vous avez raison, Nikita (de Luc Besson) est un film violent... Et un filme d'espionnage. On aurait pu le citer en exemple des films qui nous font fantasmer sur le fonctionnement de la machine (recrutement d'un agent, formation, missions réussies puis dramatiquement ratées...) ou pou les personnages succulents (tout le monde se souvient du nettoyeur) mais aussi pour les ficelles énormes. Pour autant, si on exclue les filmes de gros bras à la Jason Bourne et les James Bond, il reste peu de course poursuite ou de bastonnades. Finalement, un film d'espionnage c'est la lente mise en place d'une ambiance à couper au couteau et dont toutes les issues semblent fatalement inatteignables. Et puis on les atteint par ruse, par stratagème. Ou ne les atteint pas.

 

5. Le film d'espionnage présente des personnages succulents, riches et consistants

Oui, un espion, si on réfléchit bien, c'est forcément quelqu'un de complexe avec une personnalité hors norme, qui lui permet d'être à la fois lui et à la fois l'autre. On a donc droit à des performances d'acteur généralement assez brillante avec un acteur qui joue quelqu'un capable de jouer un acter. Vous suivez ? Il est aussi intéressant de constater que dans la quasi totalité des films d'espionnage, le héros finit par désobéir à sa hiérarchie qui est finalement obligé de monter au charbon pour lui sauver les miches, parce que même si l'agence nierait tout implication et blablabla, elle ne laisse pas ses petits gars dans la panade, surtout s'ils n'en font qu'à leur tête.

 

Bref, avec ces longues soirées d'hiver qui s'installent, prenez le temps de regarder un bon film d'espionnage, ce n'est pas le choix qui manque !

 

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brice 19/11/2012 13:12


Dans le meme registre... Oserais-je conseiller "La Taupe" film d'espionnage qui nous ramène dans les années 70. Tout y est, scénario, ambiance délicate et feutrée de londres en 73 et moins
feutrée du bloc de l'est. L'espionnage, le contre espionnage et le contre contre espionnage. Un film à regarder devant votre cheminée !