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Le quotidien de la vie

Le quotidien de la vie

Concilier vie professionnelle de cadre, maternage proximal ou parentalité positive et agriculture biologique sur terrasse en ville.

Dix livres qui trônent à mon chevet

J'avoue, je lis plusieurs choses en même temps. Au-delà des magazines (d'actualité), je n'hésite pas à osciller entre des bandes-dessinées, quelques essais bien troussés ou des romans hors d'âge, du plus classique à celui prêté par mon collègue. Je ne suis pas à proprement parler une fashionista littéraire... 

 

En ce moment j'ai :

 

- Pourquoi j'ai mangé mon père, de Roy Lewis. Tout le monde l'ayant déjà lu, je ne vais pas m'apesentir sur le sujet (mais on ne sait jamais : pour en savoir plus). Succession de délicieux anachronismes donnant à voir comment l'homme s'est inventé lui-même. Quelque chose entre Ravage de René Barjavel (ici) et La Planète des Singes de Pierre Boulle () sur le mode Bridegt Jones. C'est bien écrit et l'on peut même rire, quoi que l'on sourie davantage en soi-même. Idéal pour prendre le bus sans laisser son cerveau à la maison.

 

- Quai d'Orsay - Chroniques diplomatiques d'Abel Lanzac et Christophe Blain, les tomes 1 et 2 . Outre un dessin énergique et des dialogues bien tournés et inspirés (merci Héraclite), j'y ai retrouvé mes jeunes années de stagiaire en ambassade et mes angoisses d'étudiante en relations internationales, le jour où j'ai regardé avec mon père l'allocution de Colin Powell à l'ONU en train de raconter à tout le monde que ce camion, là, c'était une usine mobile et ce flacon, là, un gros virus toxique.

 

- Bienvenue au club, de Jonathan Coe. Je n'ai lu que les vingt premières pages, dont je n'ai qu'un souvenir fugace, avant d'entammer Pourquoi j'ai mangé mon père. Du coup je n'ai rien à dire sur le sujet. En revanche j'ai acheté le livre parce que j'ai beaucoup aimé Testament à l'anglaise, que j'ai lu il y a deux semaines malgré une couverture assez peu sympathique (soit deux gentelmen en redingote, soit un coffret en authentique herbe synthétique). A mi chemin d'un film de Claude Lelouch (tous ces éléments qui n'ont rien à voir entre eux et finissent par s'imbriquer parfaitement) et d'une chronique à la Dos Passos (L'An premier du siècle, Manhattan Transfer, La grosse Galette qui nous expliquent cette Amérique des années folles) nous suivons les errances d'un auteur dépressif manipulé par des évènements et des portraits dont l'absurdité morale n'ont d'égal que la triste réalité des années 1980. Pas mal.

 

- N'espérez pas vous débarasser des livres, dialogues entre Jean-Claude Carrière et Umberto Eco. Pas encore ouvert. Je cherchais quelque chose dans la veine de Comment voyager avec un saumon ou  La Guerre du faux. J'espère que l'ouvrage tiendra ses promesses. Teasing : "... il devient un objet de finance, un produit, et c'est assez triste. Les collectionneurs, les vrais amoureux des livres, ne sont pas en général des gens de grosse fortune."

 

- Un homme de tempérament, de David Lodge. Bon, je ne l'ai pas lu non plus. Je l'ai acheté car j'aime beaucoup David Lodge (surtout La Chute du British Museum, un des seuls livres que j'ai lu plus de deux fois !). Lecture facile des étudiants qui font de grands trajets en train et se piquent d'apprécier la littérature d'outre manche. Je dois dire qu'avec le temps et l'âge on s'en détourne avec plaisir au profit d'auteurs plus complets, comme Julian Barnes... j'avais néanmoins été plutôt agréablement surprise par sa vie de Henry James, récit quelque peu barbant toutefois mais je pense que cela tenait davantage à la vie du personnage qu'au roman en lui-même. J'espère donc que H.G. Wells ayant été un personnage haut en couleur, la fresque sera au niveau. A noter en passant que les biopics envahissent même la littérature. Est-ce que les écrivains ont perdu leur imagination ?

 

- Ah ! Julian Barnes, justement, avec Rien à craindre ! Un livre qui ne se lit pas forcément d'un trait et parle de la peur non pas de mourir mais de ce qu'est la mort. C'est un ouvrage très personnel, donc, à alterner pourquoi pas et suivant l'humeur avec De l'inconvénient d'être né, de Cioran ou les Propos sur le bonheur, d'Alain. Allez savoir... 

 

- Nouvelles de Petersbourg, de Gogol. J'ai lu La Perspective Nevski en revenant de St Petersbourg il y a dix huit mois. Les trois nouvelles suivantes attendent que je m'arme de courage...

 

- Métro insolite : promanades curieuses, lignes oubliées, stations fantômes... je n'ai même pas encore enlevé le blister. Mais le sujet m'intéresse ! j'ai acheté le livre en même temps qu'un ouvrage sur l'histoire du ticket de métro dont la parution avait été citée dans ma gazette municipale puisqu'il s'agit d'un auteur vivant alentour.

 

- le Blog de Frantico. Oui, bon, alors là on rentre dans la bédé bédé, hein... c'est autre chose et l'auteur en parlera mieux que moi (je vous laisse trouver si le coeur vous en dit). Une sorte de Jean-Claude Duss 2.0, vulgaire et voyeur certes. Un peu drôle parfois. Le dessin n'est pas génialissime.

 

Et puis, au fond d'un sac, j'ai toujours le premier tome de l'Homme sans qualité (le livre qui vous tient toute une vie).

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