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Le quotidien de la vie

Le quotidien de la vie

Concilier vie professionnelle de cadre, maternage proximal ou parentalité positive et agriculture biologique sur terrasse en ville.

Dans ma valise de maternité

Plein de sites internet et d'ouvrages bien pensants vous proposent ce qu'il convient de prévoir dans votre valise de maternité. Je vous fais part ici de mes propres suggestions, résultat de mon expérimentation pratique récente. Un peu à l'écart des préconisations officielles, mais pas tant que ça.

Du point de vue paquetage à strictement parler, je vous conseille d'avoir trois sacs : l'un qui ira dans votre chambre avec toutes vos affaires et celles du bébé pour le séjour et les deux autres qui pourront rester avec vous en salle d'accouchement. Le premier pour les affaires de naissance du bébé, le second pour les choses dont vous aurez besoin pour accoucher sereinement et dont je ne détaille pas le contenu, vous le trouverez dans mon billet sur l'accouchement sans péridurale (ici : règle numéro 3).

Dans ma valise de maternité

Pour bébé

La maternité va vous fournir une liste longue comme le bras. Au grand dam de ma mère, j'avais décidé de m'y tenir scrupuleusement. Du coup je suis partie à la maternité avec la même valise qu'en Russie en plein hiver...


Dans cette valise bébé, en plus de la liste des choses demandées par la maternité, j'avais donc :

  • les vêtements avec dans un sac spécial les vêtements de naissance. Ce sac est à donner à la sage-femme au moment de l’arrivée à la maternité.
  • Une couverture en mohair, plus chaude et plus chic qu’une gigoteuse. Et non, mon bébé ne s’est pas étouffé dedans.
  • Un lange pour l’emmailloter. Lange dans lequel j’ai dormi enroulée pendant les trois derniers mois de ma grossesse pour lui donner cette formidable odeur de « moi ».
  • Six langes de format classique. Pour mettre au fond du berceau, sur l’épaule, sous les fesses… pour essuyer ce qui dégouline, coule, colle…

Mais aussi les produits de soin. Il se peut, en fonction de là où vous choisirez d'accoucher, qu'ils vous soient fournis sur place (c'était mon cas) mais c'est toujours bien pratique de tout avoir (quand une autre maman les utilise déjà, quand on veut changer bébé sur son lit sans se trainer à la nurserie, quand on refuse de lui attaquer le fessier à la lingette...). Voici la liste de ce que l'on m'avait demandé :

  • un flacon de liniment oléo calcaire. Ça se trouve en parapharmacie ou en pharmacie. On peut le prendre en bio dans les magasins spécialisés (naturalia, biocoop...) ou sur les sites internet qui vont bien. On peut aussi le fabriquer soi-même mais je conseille d'aller à la maternité avec un produit tout fait pour éviter de passer pour la fille qui fait elle-même son liniment oléo calcaire. Bon, ce truc vous pensez que vous n'en aurez pas besoin parce que vous avez décidé de tout miser sur la lingette-tue-fessier. Grave erreur. Le liniment c'est gras et doux, ça décolle super bien la crotte bébé et ça hydrate le derme. Indispensable.
  • un tube de Bepanthen. Cette crème est à utiliser en cas de rougeur sur les fesses mais unièmement tant que la peau n'est pas à vif. Si c'est le cas, préférez une pâte à l'eau (le pharmacien comprendra très bien) : ma chouchoute c'est celle d'Avène qui contient plein de bonne eau thermale ("crème pour le change"). Je la trouve au monoprix au rayon parapharmacie.
  • un thermomètre à embout souple. Normalement la maternité en met à disposition mais moi j'étais la seule à en avoir un et je l'ai prêté à tout le monde car la puéricultrice n'en avait plus. Ça dépanne et il vous en faudra un après... J'avais beaucoup hésité à en prendre un écologique sans pile qu'on active en le secouant une vingtaine de secondes. Finalement j'en ai pris un à pile et je ne regrette pas. Quand on doit prendre la température d'un nourrisson impatient, on a autre chose à faire que de secouer un thermomètre pour réduire son empreinte carbone.

On ne m’a pas demandé, mais vu mon expérience du retour à la maison, ça peut servir surtout si votre maternité est un peu chiche en produits de soin :

  • De l’éosine pour assécher l’érythème fessier,
  • Un tube de pâte à l’eau (voir ci-dessus).

Pour la maman

on se dit que ça coule de source, on sait faire une valise. Oui mais bon, là c’est un voyage un peu spécial… j’ai été assez interloquée, pour ne pas dire choquée, de trouver dans plein de magazines ou de bouquins de puériculture des trucs du genre : « prévoyez votre trousse à maquillage et une jolie robe pour recevoir la famille… » ou encore « faites le plein de lectures faciles comme des magazines ou des romans policiers ». Comment dire ? Qui a vraiment le temps, à la maternité, de se mettre du blush avant de lire Gala ? Je pense être relativement bien organisée et le mieux que j’ai pu faire a été de me laver la tête tous les deux jours. Car en plus des soins du bébé, il faudra penser aux vôtres !

Donc, pour vos soins, dans votre valise, plutôt que du blush et de la presse pipole, prévoyez :

  • Un vaporisateur d’eau thermale type Avène, qui va vous assurer une hygiène intime optimale et une cicatrisation accélérée si nécessaire. C’est mieux qu’un gant de toilette et de l’eau calcaire. A utiliser après chaque passage aux toilettes.
  • Des serviettes de toilette qui ne craignent rien. En prévoir deux par jour, pour essuyer (enfin tamponner) après la vaporisation d’eau thermale.
  • Des garnitures spéciales suite de couche (mes préférées, les natracare). Ca a l’air super épais mais vous ne sentirez rien, rassurez-vous. Si elles commencent à vous gêner, c’est que vous avez complètement dégonflé. A changer toutes les 2 heures. Quand je vous dis que ça prend du temps…
  • Des slips jetables. Au moins deux par jour.
  • Si vous en avez une, votre ceinture physiomat™à positionner sur la symphyse pubienne, comme pendant la grossesse, afin de resserrer les os du bassin.
  • Si vous en avez un, votre traitement homéopathique de suites de couche (par exemple de l’arnica).

Si vous allaitez, vous pouvez y aller la fleur au fusil.

Néanmoins mon expérience personnelle de l’allaitement (et croyez-moi, elle est loin d’être rose), c’est que si l’on n’a pas toutes les chances (et le matériel) de son côté, on peut saisir le premier prétexte pour arrêter. N’écoutez pas les sirènes de la Lèche League (une organisation par ailleurs riche en documentation, nous y reviendrons) qui vous diront que l’allaitement ne nécessite aucun matériel… si vous voulez allaiter, soyez préparée à quelques embuches et donc ayez des plans B sous le coude :

  • Il se peut que vous ayez beaucoup de lait et que vous souffriez de la poitrine, notamment au moment de la montée de lait. Prévoyez des coquilles protège mamelon (j'adore les Medela). Elles exercent une légère pression sur l’aréole et font couler le surplus de lait dans un réceptacle. Ca évite presque d’en mettre partout.
  • Si vous souffrez de la poitrine car vos seins commencent à être engorgés, ressortez votre huile d’amandes douces pour effectuer des massages drainants.
  • Pour être confortablement installée, utilisez votre coussin de maternité. On peut le mettre sous les genoux si on a mal au coccyx, ou alors autour de soi pour se caler le dos et déposer le bras qui soutient bébé.
  • En cas de crevasse, tartinez-vous généreusement d’une crème à la lanoline purifiée (la PureLan ou la Lansinoh)Oui, c’est très gras et ça tache horriblement. Non, ce n’est pas toxique pour le bébé. Non, vous n’avez pas besoin de vous essuyer le mamelon (aïeuuuuh) avant de donner le sein. Évidemment c'est horriblement cher mais un sein, ça n'a pas de prix.
  • Si les crevasses ne disparaissent pas et que vous tenez bon, passez sans complexe aux bouts de sein en silicone (les Medela ont une grande surface qui protège l'aréole, ça peut être utile. Les Avent sont beaucoup plus échancrés donc bébé sent plus le sein). Ca devrait vous soulager le temps de la cicatrisation. J’entends déjà les pro-allaitement « naturel » me tomber dessus mais je m’en moque. Si ça peut vous permettre de donner le sein, n’hésitez pas.
  • Après la tétée, vous pouvez disposer un coussinet dans votre bonnet de soutien-gorge. Normalement c’est pour éponger le surplus mais honnêtement, ça permet surtout d’éviter le frottement. Si vous avez des crevasses, évitez ceux qui sont dans un tissu type éponge bouclette car le mamelon risque de s’y accrocher en séchant.

Et surtout si à la maternité vous parvenez à allaiter en tournant les pages de « Dix petits nègres », merci de me prévenir.

Côté lecture, j’avais surtout emporté avec moi mes cours d’accouchement et un livre sur la grossesse autrement. J’ai pu y retrouver la technique des massages drainants, les soins du post partum, etc. Plus pertinent que les mensurations du Royal Baby dans The Sun. Le temps passe très vite à la maternité, on n’a pas le temps de s’ennuyer. On n’a que quatre à cinq jours devant soi pour apprendre à s’occuper d’un bébé, quand c’est le premier. Il faut plutôt passer son temps à solliciter les sages-femmes, puéricultrices, pédiatres, etc. que de regarder Secret Story. Le séjour à la maternité n’est pas conçu pour se reposer, davantage pour se former. Oui, c’est bien ça, j’avais l’impression d’être en formation professionnelle pendant 4 jours avec l’avantage que quelqu’un me livrait mes repas et faisait ma chambre. Mais tous les jours j’ai dû apprendre de nouveaux gestes avec de nouvelles personnes. Le peu de temps libre qu’il me restait, j’ai mangé, dormi et écrit mes impressions dans un petit carnet que je donnerai un jour à mon enfant.

Pour vos vêtements, pensez pratique. Il ne s’agit pas de faire plaisir au photographe officiel de la famille mais de réussir à caser dans des vêtements agréables une grosse poitrine, un ventre qui dégonfle et des jambes un peu lourdes. Moi j’ai opté pour mes MoodKit avec des tuniques aux bretelles faciles à faire glisser sur l’épaule pour l’allaitement et des ballerines pour circuler dans la maternité. Quant aux visiteurs, ils ont eu la chance de voir mes orteils en gros plan. Et alors ?

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