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Le quotidien de la vie

Le quotidien de la vie

Concilier vie professionnelle de cadre, maternage proximal ou parentalité positive et agriculture biologique sur terrasse en ville.

I love Bécon

J’habite en banlieue. Parisienne.

Oh ! pas en grande banlieue, comme on en entend souvent parler, mais la première station de métro est à 15 minutes à pieds, et encore en marchant bien. Ce qui, il faut le dire, rebuterait plus d’un néo-parisien. Le néo-parisien est cet habitant de Paris, trop souvent en provenance de nos régions (il paraît qu’on ne dit plus « province »), qui ne voit point de salut au-delà de la ceinture du périphérique et accepte sans broncher de payer un loyer de 1500 euros par mois pour habiter dans 60m² biscornus (sans cave ni parking mais pourquoi faire, quand on vit à « Paris ») avant de débourser 520 000 euros pour acquérir 50m² (rien n’est trop cher pour « Paris »).

J’habite donc en banlieue, dans un grand appartement, avec une terrasse, une cave et deux parkings (oui, deux, c’est l’effet banlieue). Quand je veux aller à Paris, je prends le train de banlieue. En région, ça s’appelle le TER. Ici on l’appelle le Transilien. Le direct met sept minutes à m’amener sur les grands Boulevards. Comptez onze minutes pour l’omnibus. Je souffre horriblement…

Cette longue introduction pour vous dire que je suis très heureuse d’habiter en banlieue et que je souhaite désormais sur mon blog vous parler de ma petite banlieue pleine de charmes qui recèle de belles surprises. Roulement de tambour : une nouvelle rubrique « I love Bécon » fait donc son entrée dans les catégories du blog.

« I love Bécon » pour Bécon-Les-Bruyères. Tout le monde connaît. Déjà vu ou persistance rétinienne, qui, en région parisienne n'a pas entendu parler de Bécon-Les-Bruyères. Une petite ville, non ? Ou alors un village ? Quelque chose à la campagne, il me semble…

Eh ! bien, non. Bécon-Les-Bruyères n’est ni une ville ni un village. Bécon-Les-Bruyères est une sorte de lieu dit (oui, même en banlieue on peut avoir des surprises), un quartier qui regroupe des rues de trois communes différentes : Courbevoie (quartier de Bécon à proprement parler), Asnières-Sur-Seine et Bois-Colombes (pour les Bruyères plus précisément). Chacune de ces villes a sa propre gare de transilien et le quartier de Bécon-Les-Bruyères a également la sienne !

I love Bécon

je vous accorde que cela peut prêter à confusion. La dernière station de la ligne 3 du métropolitain s’appelle ainsi « Pont de Levallois-Bécon » mais Levallois ne fait pas partie de Bécon. En revanche, une fois qu’on a traversé le pont de Levallois en direction de Courbevoie, on est à Bécon (et à Courbevoie). C’est clair, non ?!

I love Bécon

Bécon-Les-Bruyères, c’est l’esprit village préservé, une sorte de Saint-Tropez des Hauts-de-Seine avec ses petites rues aux vitrines proprettes qui mène de la gare (de Bécon) au parc (de Bécon avec vue sur Seine) ou de la gare (de Bécon) au parc (des Bruyères avec vue sur Hispano Suiza). A tel point qu’on peut avoir l’impression d’évoluer dans une maison de poupée. La vitrine du brocanteur à côté de celle de la mercière qui jouxte la boucherie n°1, le vétérinaire n°2, le magasin de layette, le coiffeur n°3, le caviste n°1, le fleuriste n°4, etc. Chose étrange, depuis quelques mois on voit également fleurir dans Bécon-Les-Bruyères des débits de boisson et brasseries agrémentés de terrasses et ouverts le samedi et parfois même le dimanche !

C’est de tout cela que je souhaite vous parler dans cette nouvelle rubrique, de toutes les commodités de ma vie de banlieue.

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Daulon 28/10/2015 18:35

J'avais 4 ans en 1944. Mes parents habitaient Bécon, au 37 rue de la Sablière, une cité SNCF. Nous allions à la cave, quand il y avait des bombardements. J'étais content car on me sortait de mon lit et j'allais y retrouver des petits copains. Certains jours il n'y avait pas de lumière, alors nous allumions une lampe à acétylène qui ne sentait pas bon. J'allais à l'école d'abord à la maternelle en passant par l'avenue Jeanne, puis à Flachat à l'école communale, et enfin au lycée à Suresnes quand j'eus 11 ans. Je prenais le train de 7h36. Je me souviens des devoirs sur la table de la cuisine.J'aimais Bécon. Nous jouions dans la rue, à la balle au prisonnier, car il n'y avait pas de voitures. Qu'elles étaient belles les parties que nous faisions ! Elles duraient comme les heures de l'enfance, éternellement. Je me sentais chez moi à Bécon. J'allais chez Amiot, une épicerie de la rue de la Sablière, acheter le lait dans un pot en aluminium, et je revenais le pôt à moitié vide à force de courir et de sauter avec les copains. Bécon, je t'ai quité pour faire ma vie. Mais tu resteras toujours dans mon souvenir, celui d'une enfance insouciante. Paul

Paula 20/03/2014 11:54

Effectivement, le côté courbevoie de becon est sympa. Mais becon côté asnieres c'est loin d'être aussi vivant. Quasi aucun commerce, le peu ont une façade années 70, et sans compter les prix exorbitants pratiques par certains....c'est plutôt sinistre ! Amateurs des quartiers vivants,passez votre chemin !

JPD 30/07/2013 12:58

Bon, j'ai trouvé le livre de Bove...Reste à attendre que le facteur passe.

JPD 30/07/2013 12:51

Un livre... à trouver et à lire : Bécon-les-Bruyères.par Emmanuel Bove, 1927. Un site à la mémoire de l'auteur : http://www.emmanuel-bove.net/