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Le quotidien de la vie

Concilier vie professionnelle de cadre, maternage proximal ou parentalité positive et agriculture biologique sur terrasse en ville.

Le livre qui tombe au bon moment...

Le livre qui tombe au bon moment...

En avril dernier, je suis allée chez ma soeur. Cela arrive. C'est familial, ensoleillé et gourmet.
Bref, tout ce qu'il me fallait.
J'en suis repartie avec une pile de livres "si tu n'as pas lu ça, tu n'es plus ma soeur" au nombre desquels, et là je dois dire que je suis tout à fait d'accord avec ma soeur, si je n'avais pas lu ça je n'aurais sans doute plus pu être la soeur de ma soeur, une collection de pamphlets / chroniques signées Umberto Eco, à la manière du voyage avec un saumon, j'ai nommé La Guerre du faux ou la chronique raisonnée de nos nouvelles mythologies.

Bien sûr c'était délicieux à lire.


J'ai particulièrement apprécié :
- l'article sur les mises en abymes douteuses de la sous culture américaine se réappropriant la culture européenne dans des musées de cire proposant une représentation de la Venus de Milo avec des bras (sic).
- l'anthologie de Play Boy (le magazine de charme, of course).
- l'article sur le port du blue jean.
- l'article sur le football (dont on n'a rien à faire, merci).

Ce qui est plus intéressant dans cette histoire (dans l'histoire de la lecture de ce livre), c'est comme toujours le contexte qui s'y rapporte.
Le samedi soir où j'étais chez ma soeur, nous avons regardé avec son mari un programme d'Arte sur les papyrus retrouvés crâmés à Herculanum, la seule grande bibliothèque antique jamais retrouvée dans la demeure d'un riche patricien qui avait réussi à mettre à l'abri nombre important de rouleaux (quelque chose comme 1800). Outre les diverses méthodes proposées depuis le XVIIIème siècle pour ouvrir et déchiffrer lesdits papyrus, nous avons pu voir la reproduction exacte qu'a fait réaliser de cette demeure patricienne le magnat américain Paul Getty. Erigée sur la côté pacifique à Malibu, la demeure défie le temps dans une très fidèle et polychrome représentation de ce qu'elle avait dû être à Herculanum.
Le dimanche soir, ma soeur me refourguait son bouquin.
Le lundi matin, je le commençais dans l'avion et tombait au bout de quelques pages sur cette référence à la maison érigée par Paul Getty sur la côté ouest américaine en réplique de la maison des Papyrus d'Herculanum.
Quelle coïncidence.
Dans la même veine, Paul Getty qui est cité au titre de cette demeure par Umberto Eco a également écrit dans Play Boy, revue gratifiée d'un excellent article dans le même ouvrage de notre auteur.

Plus fort encore, dans ce livre d'Umberto Eco, l'auteur nous soumet sa réflexion sur les blues jean et leur rôle en tant que vêtement / armure / contenance, dans la société.
Or, en septembre ou octobre de l'année dernière, ma soeur m'avait envoyé un mail un peu catastrophé pour me demander si j'avais des renseignements sur la place du blue jean dans la société, car son fils avait un exposé à faire en urgence sur le sujet.
A l'époque elle avait ce livre dans sa bibliothèque et moi je n'en connaissais pas l'existence. Je suis désormais, six mois trop tard, à même de lui faire part de cette réflexion.
C'est fou !

Mais il y a plus fou.
Enfin dans la même idée et pour boucler ma réflexion, la semaine dernière dans Marianne il y avait trois pages sur les blues jean, leur coût social et environnemental...

La conclusion de tout cela ?
Je n'en sais rien. Est-ce à dire que lorsqu'une tendance, un fait, un personnage, une chose est portée à notre connaissance, nous nous mettons subitement à remarquer son existence et ses occurrences ? peut-être.
Je m'attèle donc à la lecture du deuxième livre "si tu n'as pas lu ça, tu n'es plus ma soeur"... Le Prophète de Khalil Gibran.

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J
Blogue dans le coin, cette remarque sur "tiens c'est curieux, je ne connaissais pas ça et voilà qu'en trois jours j'en entends parler par trois sources différentes" peut conduire à plusieurs pistes :-le jeu des coïncidences extratemporelles (utile pour les auteurs de SF)-la manifestation d'une précipitation dense de "ce qui est dans l'air du temps", moins incroyable que les pluies de grenouilles recensées par Charles Fort et ses successeurs , tels que Michel Meuger (...surprise, c'est un partenaire en édition d'étrangetés du mari de la soeur mentionnée...) mais tout aussi surprenante-le fait avéré par ailleurs que nous ne reconnaisons que ce que nous connaissons ; autrement dit, tant que je n'ai pas appris à tracer un aleph, impossible d'en reconnaître la structure dans le dessin du Bateleur...Mais une fois que je sais le tracer moi-même, j'en vois partout, y compris dans les grilles en fer forgé des portes d'immeubles.Sur ce, Lisez vous aussi Umberto Eco, un des rares estrangers à avoir été coopté comme Satrape par le collège de Pataphysique...
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