Concilier vie professionnelle de cadre, maternage proximal ou parentalité positive et agriculture biologique sur terrasse en ville.
20 Août 2007
Encore une lecture trouvée au détour d’un voyage, toujours le même voyage… en
Roumanie je travaillais avec un autre stagiaire qui logeait chez son oncle, prof au lycée français, conséquemment doté d'une bibliothèque, quoique d’expatrié, bien garnie.
J’ai échangé quelques disques de Texas contre des livres, parmi lesquels La Légende des petits matins (LP++).
Je ne connaissais pas du tout, ni le genre, qui n’est ni du vers ni de la prose, ni du roman ni autre chose mais un « livre de rien », ni l’auteur Jean-Claude Pirotte, avocat belge radié du barreau, expatrié en cavale des Ardennes sans frontière…
Les mots se suivent et se ressemblent et tressent un petit nid pour vos pensées, les souvenirs de moments minuscules, l’étonnement du quotidien. Les mots y sont précieux parce qu’ils sont justes et que nous les comprenons.
En fin de compte, il n’y a pas grand-chose à dire, juste à lire.
"J’ai beau parler bien bas, je tombe toujours de haut."
"Ma tristesse, lorsque, enfant, je tournais la drnière page d’un livre, je la retrouve chaqu soir à l’heure où le jour se ferme comme une page. Elle est faite de tous les abandons du temps, et de l’angoisse d’avoir une fois encore négligé de retenir l’essentiel."
"La vie n’est jamais ce qu’un vain peuple pense. Elle est riche d’abord du parfum de l’inaccompli, et du silence des nuages. Et cela m’est égal, après tout, que l’on me traite de fumiste, car les fumées familières qui nous bercent pèsent de bien plus de poids dans nos souvenirs que les actes qui nous enferment."
Et puis après les petits matins, vous pourrez aussi feuilleter Faubourg.