
Samedi après-midi j'ai passé un moment avec A. dans les allées du parc de Bercy. Je vais assez rarement dans ce coin de Paris, sauf pour m'asseoir au Frog
& Rosbeef et boire une bière ou pour aller au cinéma. Samedi dernier, c'était le
festival de BD Delcourt à Bercy Village et ça m'a donné des idées.
Après avoir déambulé vers le potager du parc en regardant de jeunes mariés se faire photographier entre des avatars de Dark Vador, j'ai choisi de snober tous les représentants de la nouvelle
nouvelle vague de bédé pour squatter chez Album. Le magasin de la rure Taitbout et la Fnac des Italiens ayant mis la clef sous la porte, il devient en effet de plus en plus difficile d'acheter,
comme ça, sur un coup de tête, des ptites bédés, comme je le faisais auparavant.
45 minutes de promenade dans les allées sombres du magasin plus tard, bercée par le ronron de la vendeuse qui cherchait absolument à refourguer à une néo-beatnik de 18 ans la quintessence du
comics noir américain, j'ai trouvé mon bonheur quelque part entre
Agrippine et
Jean-Claude Tergal.
Je me suis alors rendu compte que les coloristes avaient eu raison des auteurs : quarante ans après le film recolorisé en technicolor, on a inventé la bédé rééditée en couleur. Personnellement,
je n'aime pas plus que
le jour le plus long avec une mer vert égoût et un ciel bleu canard... bon, c'est une mode, dirons-nous.