
Dans mon entreprise,
il se passe des choses étranges. Des choses que je perçois bien mais que je ne comprends pas... depuis la mise en ligne du kit de démission j'ai, bien évidemment, démissioné... chouette, de
nouvelles perpsectives s'offrent à moi !
J'ai négocié amicalement avec mes partenaires de pouvoir partir à mi-parcours de la période de préavis. Jusque là, rien à dire. Si, j'aurais en fait beaucoup de choses à dire mais je ne le
ferai pas tout de suite, je proposerai plus tard un kit de survie en milieu hiérarchique hostile et paranoïsant.
Ce début de semaine, mon presque plus chef m'a, via cette merveilleuse invention qu'est Outlook, adressé un avis de réunion du type "point final avant départ". Le ton était donné. Outre plusieurs
remontrances sur mon moi profond et mon incapacité à être heureuse et à nouer des relations sociales épanouissantes avec les personnes de mon entourage personnel comme professionnel, j'ai eu
droit à une révélation : d'ici mon départ, j'aurai sans doute à organiser une période de recouvrement avec mon ou ma remplaçant(e) pour lui transférer mes connaissances. Et ça, dans une
entreprise, ce n'est pas donné à tout le monde... surtout quand on s'en va dans cinq jours. Oui, vous avez bien lu, cinq jours...
Ce qui métonne, c'est que mon misérable petit poste de chargée de mission auprès d'un directeur, dont tout le monde et moi la première se demande toujours la finalité, s'interroge sur l'utilité,
raille la réalité, aura été pourvu beaucoup plus rapidement que ceux de chef de projet ou de manager vacants depuis le départ fin septembre de deux corréligionnaires, avec des connaissances
notables pour nos clients.
J'en viens à la conclusion que les décideurs en dernier lieu des entrées et sorties d'une entreprise en est la direction la plus haute et qu'elle se taille la part du lion... plus urgent de
remplacer l'assistante du directeur sur le départ, que l'ancien manager dont on a "équitablement" réparti les tâches sur ceux qui restent...
Je suis flattée.