Concilier vie professionnelle de cadre, maternage proximal ou parentalité positive et agriculture biologique sur terrasse en ville.
30 Juillet 2013
J’habite en banlieue. Parisienne.
Oh ! pas en grande banlieue, comme on en entend souvent parler, mais la première station de métro est à 15 minutes à pieds, et encore en marchant bien. Ce qui, il faut le dire, rebuterait plus d’un néo-parisien. Le néo-parisien est cet habitant de Paris, trop souvent en provenance de nos régions (il paraît qu’on ne dit plus « province »), qui ne voit point de salut au-delà de la ceinture du périphérique et accepte sans broncher de payer un loyer de 1500 euros par mois pour habiter dans 60m² biscornus (sans cave ni parking mais pourquoi faire, quand on vit à « Paris ») avant de débourser 520 000 euros pour acquérir 50m² (rien n’est trop cher pour « Paris »).
J’habite donc en banlieue, dans un grand appartement, avec une terrasse, une cave et deux parkings (oui, deux, c’est l’effet banlieue). Quand je veux aller à Paris, je prends le train de banlieue. En région, ça s’appelle le TER. Ici on l’appelle le Transilien. Le direct met sept minutes à m’amener sur les grands Boulevards. Comptez onze minutes pour l’omnibus. Je souffre horriblement…
Cette longue introduction pour vous dire que je suis très heureuse d’habiter en banlieue et que je souhaite désormais sur mon blog vous parler de ma petite banlieue pleine de charmes qui recèle de belles surprises. Roulement de tambour : une nouvelle rubrique « I love Bécon » fait donc son entrée dans les catégories du blog.
« I love Bécon » pour Bécon-Les-Bruyères. Tout le monde connaît. Déjà vu ou persistance rétinienne, qui, en région parisienne n'a pas entendu parler de Bécon-Les-Bruyères. Une petite ville, non ? Ou alors un village ? Quelque chose à la campagne, il me semble…
Eh ! bien, non. Bécon-Les-Bruyères n’est ni une ville ni un village. Bécon-Les-Bruyères est une sorte de lieu dit (oui, même en banlieue on peut avoir des surprises), un quartier qui regroupe des rues de trois communes différentes : Courbevoie (quartier de Bécon à proprement parler), Asnières-Sur-Seine et Bois-Colombes (pour les Bruyères plus précisément). Chacune de ces villes a sa propre gare de transilien et le quartier de Bécon-Les-Bruyères a également la sienne !
je vous accorde que cela peut prêter à confusion. La dernière station de la ligne 3 du métropolitain s’appelle ainsi « Pont de Levallois-Bécon » mais Levallois ne fait pas partie de Bécon. En revanche, une fois qu’on a traversé le pont de Levallois en direction de Courbevoie, on est à Bécon (et à Courbevoie). C’est clair, non ?!
Bécon-Les-Bruyères, c’est l’esprit village préservé, une sorte de Saint-Tropez des Hauts-de-Seine avec ses petites rues aux vitrines proprettes qui mène de la gare (de Bécon) au parc (de Bécon avec vue sur Seine) ou de la gare (de Bécon) au parc (des Bruyères avec vue sur Hispano Suiza). A tel point qu’on peut avoir l’impression d’évoluer dans une maison de poupée. La vitrine du brocanteur à côté de celle de la mercière qui jouxte la boucherie n°1, le vétérinaire n°2, le magasin de layette, le coiffeur n°3, le caviste n°1, le fleuriste n°4, etc. Chose étrange, depuis quelques mois on voit également fleurir dans Bécon-Les-Bruyères des débits de boisson et brasseries agrémentés de terrasses et ouverts le samedi et parfois même le dimanche !
C’est de tout cela que je souhaite vous parler dans cette nouvelle rubrique, de toutes les commodités de ma vie de banlieue.