J'ai passé mon samedi matin dans une longue file d'attente du hall 1 du parc des expositions de Villepinte pour assister au
congrès fondateur du Modem et plus particulièrement pour participer à l'exercice démocratique d'adoption des statuts du mouvement.
Premier constat : ce fut une expérience éthologique et politique intéressante.

Assis derrière d'interminables et innombrables tables de travail,
les militants font face au bureau politique du mouvement et lèvent en cadence le bras pour
approuver
ou réprouver les dispositions et amendements mis au vote.
Parfois dans la confusion.
La plupart du temps dans la bonne humeur.

Le plus important point d'achoppement que j'ai noté concernait la
nomination quasi de droit d'un certain nombre de personnes au profil d'ores et déjà éminemment politique. En gros, les déjà élus des urnes n'ont pas à endurer une campagne de promotion interne au
mouvement et l'epreuve de la démocratie militante. Soit.
Ce n'est pas démocratico-démocratique au sens de la
démocratie athénienne (un parti politique c'est censitaire aussi :
on paie, on vote) ou suisse mais c'est déjà pas mal.
Deuxième constat : dans tout parti politique qui se respecte, comme dans toute entreprise 2.0, un vocabulaire particulier doit être employé qui
pourra constituer la base d'un "
bingo blabla II" : démocratie locale, démocratie durable, parité... des mots
vieux mais persistants, toujours à la mode.
A cette occasion j'ai également vu que je décevais certain(e)s de mes voisins de table en insistant sur le
rejet
du principe de parité.
Troisième constat : l'organisation ce n'est pas encore ça, mais tout le monde a bien voulu accuser l'informatique donc nous sommes bien dans la vraie
vie réelle... pas de surprise !