
Dans ce blog, vous avez la chance de pouvoir suivre
quasi in vivo un certain nombre d'aventures : l'acquisition et l'utilisation d'un bokashi, la vie d'une amap, une démission professionnelle, un parcours gastronomique... qu'est-ce que c'est
bien fait !
Eh ! bien souvenez-vous ! c'était il y a un à deux mois : j'avais démissionné et salué mon dernier tour de piste, partant du principe que dans la boîte que je quittais on n'était jamais aussi
bien servi que par soi-même et que je pourrais compter sur moi seule pour mon panégyrique...
Vous savez, ce genre de boîte fuie de ses meilleurs éléments (hmmm... non, je ne parle pas réellement de moi ici) qui s'expliquent sur un salaire constant ces douze dernières années malgré
l'évolution remarquable de leur périmètre de responsabilité et auquel un DG pingre peut répondre sans hésiter :
qui ne demande rien n'a rien. Ce genre de boîte renâclant à l'installation
d'un sapin de Noël (30€ devant monoprix, mon city marché). Ce genre de boîte où l'on vous dit que vous faites bien votre travail sauf la fois où vous êtes allé à l'enterrement de votre grand-mère
et que vous n'avez préparé que 5 des 6 slides qui vous avaient été demandés. Ce genre de boîte où votre manager vous téléphone de la gare transilien / ratp / sncf de La Défense pour vous demander
comment revenir à Paris. Ce genre de boîte qui requiert vos services, d'urgence bien sûr, deux semaines avant le déménagement de 300 de ses collaborateurs pour, finalement, à la réflexion,
peut-être concocter un petit plan de communication afin de faciliter l'acceptation du changement (budget zéro, icônographie zéro, jeux de mot zéro). Ce genre de boîte ne me manque pas du tout,
mais alors, pas du tout !
Il me manque d'autant moins que j'ai trouvé une entreprise, certes encore toute neuve à mes yeux et parée de ses plus beaux atours dont un certain nombre ne manquera sans doute pas choir à ses
pieds au fur et à mesure de mes découvertes et déconvenues... tout de même, j'ai trouvé une entreprise où le déménagement des collaborateurs est un projet mené en tant que tel et associé à un
véritable souci de l'acceptation du changement : deux demi-journées à sa disposition pour emballer et déballer ses affaires, petit déjeuner d'accueil, plein d'hôtes et hôtesses en tailleur pour
nous distribuer nos nouveaux badges, un numéro d'appel spécial et un pack d'accueil.
Ah ! le pack d'accueil :
- un tapis de souris à l'effigie de l'entreprise (classique mais toujours efficace),
- une minuscule clef usb griffée d'un contenance d'un gigaoctet (ourfh !),
- un
porte badge en plastique qui permet de porter non mais un mais deux (oui, vous avez bien lu, deux) badges en même temps,
- deux cordons (type
backstage et concert de rock) aux couleurs de l'entreprise et dotés de multiples attaches (mousqueton, fil rétractable pour le badge comme pour le forfait de ski,
boucle pour les clefs, attache en plastique avec bouton pression pour le porte "double" badge...),
- un petit dépliant type
horaire de train sncf reprenant toutes les salles de réunions, leur emplacement, leur capacité, leur mode de réservation et le cas échéant les coordonnées de la
personne qui les gère,
- une boîte de quatre petits chocolats, comme ceux qui accompagnent les expressos, à l'effigie de l'entreprise, en filigrane blanc sur le beau marron nacré des pastilles,
- un livret d'accueil au format d'une demi bande-dessinée, broché et cartonné, aux pages de papier glacé, reprenant les égéries de la com du déménagement (alias
Groseille et Maquereaux)
et toutes les informations nécessaires à la parfaite occupation des lieux : les photocopieurs, la cantine, les toilettes, les secours, comment réserver un billet de train, où prendre un café, à
quelle heure sont éteintes les lumières, comment se règle la climatisation, nos nouveaux numéros de téléphone...
Je n'en dis pas plus, je sais ce que vous pensez...
Crédits : j'ai trouvé cette image ici mais sans aucun crédit...