
C'est le cas de le dire pour ce
week end expres qui nous a mené du Val d'Oise à Valfréjus. Après 25 minutes de métro, 10 minutes au
relay de la gare de lyon et 4h19 de train, nous sommes arrivés à la gare
de
Modane samedi midi. Eh ! oui...
Modane un
jour, Modane toujours. Point n'était question cette fois-ci de passer le tunel du Fréjus pour déguster la bonne pizza italienne et surtout les antipastis. On a investi à fond le côté
montagnard avec le vin chaud à Valloire, assis au fond de l'
asile des fondues,
les fesses moelleusement installées sur des peaux de chèvres. Puis on s'est sustenté d'une gourmande et copieuse raclette arrosée de vin du Jura. Faut ce qu'il faut, pour se préparer de
bonnes descentes.

Dimanche matin, direction les
pistes avec les skis entre le coffre et la banquette arrière. 15 lacets à remonter, les forfaits à prendre et les oeufs à atteindre pour voir s'étaler sous nos yeux tout ce blanc, toute cette
neige, tous ces gens ! On a pris de l'air frais plein le nez et les poumons, du soleil sur les joues et du vent dans les oreilles. On s'est frotté aux sapins, aux sommets et aux flocons aussi un
peu. On a eu mal à la plante des pieds, aux avant-bras et aux mollets. On a fait des dérapages, on s'est assis dans le vent, on n'a pas vu le temps passer alors, évidemment il a fallu partir.
Mais on a repris rendez-vous, pas pour l'année prochaine, nan nan, pour le mois prochain !
Tout schuss donc, car pour les plus curieux de l'expression, celle-ci qui nous vient ttout droit de l'allemand (
schuhfart) traduit bien le dynamisme de cet intermède de deux jours ! Dans
Le Monde du 30 novembre 1967, on peut ainsi lire que l'
On fonce, un point c'est tout, c'est sans doute ce que dans le langage du temps on appelle avoir l'esprit schuss. Comme d'hab, on
vous invite, pour en savoir plus, à consulter le
trésor informatisé de la langue
française.