Concilier vie professionnelle de cadre, maternage proximal ou parentalité positive et agriculture biologique sur terrasse en ville.
27 Août 2013
Plein de sites internet et d'ouvrages bien pensants vous proposent ce qu'il convient de prévoir dans votre valise de maternité. Je vous fais part ici de mes propres suggestions, résultat de mon expérimentation pratique récente. Un peu à l'écart des préconisations officielles, mais pas tant que ça.
Du point de vue paquetage à strictement parler, je vous conseille d'avoir trois sacs : l'un qui ira dans votre chambre avec toutes vos affaires et celles du bébé pour le séjour et les deux autres qui pourront rester avec vous en salle d'accouchement. Le premier pour les affaires de naissance du bébé, le second pour les choses dont vous aurez besoin pour accoucher sereinement et dont je ne détaille pas le contenu, vous le trouverez dans mon billet sur l'accouchement sans péridurale (ici : règle numéro 3).
La maternité va vous fournir une liste longue comme le bras. Au grand dam de ma mère, j'avais décidé de m'y tenir scrupuleusement. Du coup je suis partie à la maternité avec la même valise qu'en Russie en plein hiver...
Dans cette valise bébé, en plus de la liste des choses demandées par la maternité, j'avais donc :
Mais aussi les produits de soin. Il se peut, en fonction de là où vous choisirez d'accoucher, qu'ils vous soient fournis sur place (c'était mon cas) mais c'est toujours bien pratique de tout avoir (quand une autre maman les utilise déjà, quand on veut changer bébé sur son lit sans se trainer à la nurserie, quand on refuse de lui attaquer le fessier à la lingette...). Voici la liste de ce que l'on m'avait demandé :
On ne m’a pas demandé, mais vu mon expérience du retour à la maison, ça peut servir surtout si votre maternité est un peu chiche en produits de soin :
on se dit que ça coule de source, on sait faire une valise. Oui mais bon, là c’est un voyage un peu spécial… j’ai été assez interloquée, pour ne pas dire choquée, de trouver dans plein de magazines ou de bouquins de puériculture des trucs du genre : « prévoyez votre trousse à maquillage et une jolie robe pour recevoir la famille… » ou encore « faites le plein de lectures faciles comme des magazines ou des romans policiers ». Comment dire ? Qui a vraiment le temps, à la maternité, de se mettre du blush avant de lire Gala ? Je pense être relativement bien organisée et le mieux que j’ai pu faire a été de me laver la tête tous les deux jours. Car en plus des soins du bébé, il faudra penser aux vôtres !
Donc, pour vos soins, dans votre valise, plutôt que du blush et de la presse pipole, prévoyez :
Néanmoins mon expérience personnelle de l’allaitement (et croyez-moi, elle est loin d’être rose), c’est que si l’on n’a pas toutes les chances (et le matériel) de son côté, on peut saisir le premier prétexte pour arrêter. N’écoutez pas les sirènes de la Lèche League (une organisation par ailleurs riche en documentation, nous y reviendrons) qui vous diront que l’allaitement ne nécessite aucun matériel… si vous voulez allaiter, soyez préparée à quelques embuches et donc ayez des plans B sous le coude :
Et surtout si à la maternité vous parvenez à allaiter en tournant les pages de « Dix petits nègres », merci de me prévenir.
Côté lecture, j’avais surtout emporté avec moi mes cours d’accouchement et un livre sur la grossesse autrement. J’ai pu y retrouver la technique des massages drainants, les soins du post partum, etc. Plus pertinent que les mensurations du Royal Baby dans The Sun. Le temps passe très vite à la maternité, on n’a pas le temps de s’ennuyer. On n’a que quatre à cinq jours devant soi pour apprendre à s’occuper d’un bébé, quand c’est le premier. Il faut plutôt passer son temps à solliciter les sages-femmes, puéricultrices, pédiatres, etc. que de regarder Secret Story. Le séjour à la maternité n’est pas conçu pour se reposer, davantage pour se former. Oui, c’est bien ça, j’avais l’impression d’être en formation professionnelle pendant 4 jours avec l’avantage que quelqu’un me livrait mes repas et faisait ma chambre. Mais tous les jours j’ai dû apprendre de nouveaux gestes avec de nouvelles personnes. Le peu de temps libre qu’il me restait, j’ai mangé, dormi et écrit mes impressions dans un petit carnet que je donnerai un jour à mon enfant.
Pour vos vêtements, pensez pratique. Il ne s’agit pas de faire plaisir au photographe officiel de la famille mais de réussir à caser dans des vêtements agréables une grosse poitrine, un ventre qui dégonfle et des jambes un peu lourdes. Moi j’ai opté pour mes MoodKit avec des tuniques aux bretelles faciles à faire glisser sur l’épaule pour l’allaitement et des ballerines pour circuler dans la maternité. Quant aux visiteurs, ils ont eu la chance de voir mes orteils en gros plan. Et alors ?