Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le quotidien de la vie

Le quotidien de la vie

Concilier vie professionnelle de cadre, maternage proximal ou parentalité positive et agriculture biologique sur terrasse en ville.

J'aimerais vraiment écrire sur mon blog plus souvent qu'une fois par an...

J'aimerais vraiment écrire sur mon blog plus souvent qu'une fois par an...

mais j'ai, depuis la fin janvier, une quantité de travail tout à fait inédite. Je pense pouvoir avancer, sans mentir ni exagérer, que je n'ai jamais eu tant à faire ni jamais tant fait. Il m'est arrivé ces dernières semaines d'être franchement débordée.

A ce stade, cela veut dire que tu te lèves à 6h30, à 9h30 tu es à ton bureau (entre les deux tu as étendu une lessive, rangé le lave-vaisselle, levé, habillé et nourri un enfant, tu t'es préparée, douchée, rapidement pomponnée et habillée, tu as fait le lit, aéré, fermé les volets, chargé la cargaison dans la poussette, couru 10 minutes jusqu'à la crèche, couru 10 minutes jusqu'à la gare, pris le train, attendu dans un train arrêté en pleine voie, couru 10 minutes jusqu'au bureau) et tu enchaînes les réunions et les e-mails, les coups de fil pour donner ton avis sur des sujets dont tu ne maîtrises rien, à 13h15 tu essaies de passer une tête à la cantine pour voir s'il reste des trucs à avaler avant ta réunion de 13h30. A 14h45 tu te dis qu'il te reste 15 minutes de réunion avant de pouvoir aller aux toilettes. A 16h30 tu as pris ton huitième café (à la fois parce que tu en as besoin et parce que les gens t'en proposent et que comme tu essaies d'avoir l'air sympa tu en bois plus que nécessaire) et tu commences à te dire qu'il faudrait aller aux toilettes. A 18h15 tu te dis qu'il te reste 5 minutes avant de partir pour la crèche mais quelqu'un t'attrape quand tu te rends au local photocopieuses pour chercher les documents que tu dois lire avant ton déplacement de demain. Du coup tu n'as pas le temps d'aller aux toilettes et en plus tu sais déjà que tu vas rater ton train (de banlieue, toujours en retard quand tu es à l'heure). Tu cours jusqu'à la gare avec ton PC sur ton dos, tu cours dans le tunnel souterrain de la gare, tu enjambes toutes les marches de l'escalier et tu reprends difficilement ton souffle. Finalement le train a 7 minutes de retard. Tu es obligée d'appeler la crèche et de prendre une voix piteuse pour dire que tu vas sans doute être un peu en retard. En arrivant à destination, tu essaies de pousser poliment les gens qui ne dégagent pas de ton passage pour réduire au minimum ton retard à la crèche, tu galopes en esquivant les crottes de chien, tu récupères ton gamin sous le regard fort expressif et réprobateur de l'éducatrice (45 ans, sans enfant) qui assure la permanence pour les parents en retard (enfin disons pour toi uniquement, tu es visiblement depuis 18 mois la seule personne à être en retard presque tous les jours). Tu rempâquètes ton bébé, lui fourre une tranche de pain dans le bec pour qu'il ne s'endorme pas pendant les 10 minutes du trajet retour. En arrivant tu le fais diner, tu fais diner le père et toi par la même occasion, puis tu plonges le bébé dans un bain, tu te fais éclabousser joyeusement (et avec le sourire), tu le sors, tu le sèches, tu le talques, tu le crèmes, tu le papouilles, tu l'habilles, tu l’emmènes se coucher et là, 15 minutes de répit : c'est papa qui lit Babar. Toi pendant ce temps tu ranges la salle de bain, la cuisine, tu prépares la machine à laver pour l'étendre demain matin, tu sors les fringues, tu cires les pompes, puis tu y retournes pour un câlin et éteindre la lumière. Ensuite tu prends 30 minutes de pause pour regarder la météo sur BFM avant d'allumer ton PC et de sortir les documents que tu as récupérés sur la photocopieuse avant de partir. Tu t'assieds et là tu te dis : j'ai super mal au ventre.

Finalement tu vas aux toilettes.

** Merci à mon amie A. qui a reçu ce mail en mars de sa compréhension dans ma lenteur à répondre à ses messages.

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article